une chaise bibliothèque par Stanislav Katz

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Une nouvelle fusion entre chaise longue et bibliothèque. Cette fois-ci créée par le designer leton Stanislav Katz.
(Merci Jean-Philippe)




bibliomedia

En vrac, quelques articles sur les bibliothèques trouvés dans la presse généraliste du web.

    Dans le New Yorker, un long article d’Anthony Grafton sur l’histoire des bibliothèques et leur avenir face à la digitalisation des collections. Du connu, mais c’est toujours une lecture intéressante…
    Du même auteur et toujours dans le New Yorker, un article contenant une liste intéressante de ressources en ligne. Pour la plupart des liens c’est de “l’electronic references 101″ comme diraient les états-uniens (en un mot, du basique), mais il y a de jolies découvertes à faire.
    Quelques photos d’une idée de décoration extérieure utilisée par les bibliothèques de Cardiff et Kansas city. A Bruxelles, la Bibliothèque Royale a décoré ses fenêtres extérieures de la même façon mais le tout est en train de lentement se faire recouvrir par les tags qui montent à l’assaut du bâtiment. Une bibliothèque qui subit une attaque typographique, encore un paradoxe moderne…
    Et un article du Guardian sur les cryptes/hangars ultra-modernes qui vont accueillir les kilomètres de rayonnages produits par le dépôt légal anglais. (merci Colin)



  • La preuve par le comics que la fille du professeur de Joann Sfar et Emmanuel Guibert est arrivé dans les bibliothèques américaines.
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petition : au secours, on assassine une bibliothèque !

La bibliothèque principale des communes du sud-est de Bruxelles, qui a un rôle de bibliothèque des bibliothèques est menacée de fermeture. Une pétition a été mise en place pour tenter de la sauver. Si vous ne l’avez pas encore signé, je vous encourage à le faire… Voici le communiqué :

Au secours : on assassine une bibliothèque !

Watermael-Boitsfort : Bibliothèque principale du Sud-Est de Bruxelles : une lueur, un rayon de soleil, un phare pour nous bibliothécaires du sud-est de Bruxelles (mais de bien plus loin encore), mais aussi certainement pour les artistes, auteurs, illustrateurs belges, spécialistes de la littérature jeunesse,libraires.

20 ans de travail d’une équipe compétente et passionnée, d’un acquis, d’une réflexion prospective, d’expositions, de collecte de livres d’artistes, d’achats de lots thématiques, de prêts, de projets hors normes ou de soutien aux projets plus discrets, d’aide massive pour relancer des bibliothèques moribondes, de présence active lors de colloques en Belgique et à l’étranger, d’invitations comme personne de référence dans de nombreux jurys, de pôle de réflexion sur les bibliothèques de demain… et nous en oublions sûrement !

Bien sûr, aux yeux du public, le champ d’action d’une bibliothèque principale est flou: bibliothèque sans lecteurs, c’est souvent dans l’ombre qu’elle travaille. Pour le plus grand bénéfice et bonheur des bibliothécaires en contact eux avec le public.

Et nous apprenons que cet outil magnifique, ce formidable réservoir de compétences et d’énergies est appelé à disparaître, que les bibliothèques des communes de Auderghem, Etterbeek, Watermael-Boisfort Woluwe St Lambert et Woluwe St Pierre seront bientôt orphelines de leur bibliothèque principale. Que le maillage “lecture publique” sur le Sud-Est de Bruxelles qui s’était si efficacement construit au fil des années va inexorablement se défaire…

Nous ne pouvons laisser notre bibliothèque principale disparaître dans la discrétion, sans réagir. Au moment où les bibliothèques publiques amorcent la réflexion sur leur devenir, nous avons plus que jamais besoin de structures fédérantes, innovatrices et enthousiastes.

Messieurs Dames les décideurs ne les laissez pas tomber pour l’amour des livres, de la lecture, de la culture que nous aimons tant.

Texte de Claude Leguerrier (Auderghem) revu par Nicole Salière (Etterbeek)




  • Les articles ne manquent pas sur le dernier Harry Potter et surtout sur les mesures de sécurité qui l’entourent. Des stocks surveillés par des gardes armés, une impression dans le noir, et des caisses scellées à n’ouvrir que le 21 juillet (quoiqu’il faut séparer le vrai du coup de pub dans ces déclarations) Tout cela était très prévisible et pas très intéressant. Par contre, il y a eu des traitements de faveur : j’ai découvert que les bibliothèques américaines ont reçu le livre en primeur et ont pu le consulter afin de le catalographier et de l’équiper pour samedi matin. Cela file un coup à l’image des bibliothèques avec des délais d’acquisition interminables…
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  • Il semblerait que le New York Times vient de se rendre compte que les bibliothécaires ne sont plus exclusivement des dames au chignon strict et à l’air revêche. Là dessus voici que les bibliothécaires se retrouvent dans la section “Fashion” du journal américain. (via Metafilter où parmi les commentaires, je trouve cette définition du métier, qui bien que partielle, est assez juste : “Librarians, or those who like being librarians, enjoy helping people, don’t like corporate values, and are tolerant of eccentricities”)
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le temps suspendu par Patrick Tournebœuf & Pierre Nora

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Pour tous les amateurs de travées labyrinthiques. Cet ouvrage présente une série de photographies des Archives Nationales françaises réalisées par Patrick Tournebœuf, un membre du collectif tendance floue.

Les Archives nationales, un vaste quadrilatère de 3 hectares, en plein cœur du Marais. Au-delà des espaces extérieurs et des salles communément visitées, à quoi ressemblent ces lieux magiques que sont les Archives nationales ? Nous sommes dans un univers clos au cœur d’une grande ville. Un monde de mystères, de rites et de codes. Regard posé, curieux et témoin : les images naissent de manière systématique, là où la trace du vivant côtoie l’aspect figé et esthétique du patrimoine.
Patrick Tourneboeuf a parcouru ce labyrinthe et en a rapporté un témoignage unique et inédit, levant ainsi le voile sur ces lieux si secrets. Mettre en lumière les traces du passage de l’humain dans ces kilomètres de rayonnages de papiers. Le regard d’un historien, Pierre Nora, grand connaisseur des archives, vient croiser celui du photographe dans la préface.

Plusieurs de ses images sont visibles ici.
(Merci John)




  • xkcd (a webcomic of romance, sarcasm, math and language) : librarians. Non, je ne suis pas d’accord, nous résistons à ce genre de chantage ! (Merci Colin)
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anal tourism research

Les recherches de références en bibliothèque peuvent donner des résultats assez surréalistes. En voici un exemple assez édifiant :

A female undergrad walks up to the desk for help.
“Hi, I’m looking for anal tourism research.” She says.
I could not have heard her correctly.
“Um, what?” I reply.
“I’m looking for anal tourism research.”
Like Thailand and Vegas? “I think there is a typo.” I counter.
“No, my professor was very specific about anal.”
I don’t ask if there was an oral exam. “We can take a look, but I don’t think that’s right.”
“Please? Anal research is important, I need it bad.”
I start searching in the catalogue, typing in ‘annal’ to end this.
“It’s anal, A-N-A-L. Anal was at the top of the list of the things he wanted.”
I bet it was. “We don’t have it under that listing.”
“Well, how can I get Anal Tourism Research?”
Some Barry White, some K-Y, some minor discomfort.
“How about we try some variant spellings?”
“But I want anal.”
“Please trust me on this.” I don’t want my boss to walk over while she shouts “I want anal!” again.
“Here we go, Annals of Tourism Research.”
“But, anal…”
“Is something very different.”
I could see the dawning in her eyes as she made the connection.
“I, anal, oh my god.”
“Is there anything else I can help you with?”

Even when coeds are begging for me to give them anal, I’m still a professional.

Trouvé sur la sympathique The Society for Librarians* Who Say “Motherfucker”




le bibliothécaire

Tout bibliothécaire s’est déjà vu poser la question fatidique sur le contenu de son métier. Manue sur Figoblog, cite comme réponse cet extrait du polar Le bibliothécaire de Larry Beinhart, et je suis assez d’accord :

ELLE : Dites-moi ce que c’est, un bibliothécaire.
LUI : … Une sorte de communisme, sans l’idéologie ou Marx ou toutes ces conneries. Notre métier, c’est de distribuer du savoir. Gracieusement. Entrez, s’il vous plaît, entrez, prenez un peu de savoir gratis, non, ce n’est pas plafonné, continuez, vous pouvez vous en gaver, non, ce n’est pas une arnaque, ce n’est pas un échantillon gratuit pour vous appâter et vous facturer plus tard, ou bien pour vous tapisser le cerveau de logos et de slogans. Un bibliothécaire n’a pas un statut social très élevé, et nous ne gagnons pas non plus beaucoup d’argent ; plus qu’un poète, d’accord, mais pas autant qu’un type qui sait bien faire la manche. Alors nos idéaux comptent beaucoup pour nous, et aussi l’amour des livres, l’amour du savoir, l’amour de la vérité et de la liberté d’information, le désir que les gens puissent découvrir les choses par eux-mêmes. Qu’ils puissent lire, oh, des histoires d’amour ou des romans policiers, ce qu’ils veulent. Et que les pauvres puissent avoir accès à Internet.
ELLE : Vous êtes un type bien.

(merci Bernard)




  • Couv. ill. en coul. : un blog de bibliothécaire rempli d’infos décalées, de curiosités bibliothéconomique et de private jokes de bibliothécaires : j’aime beaucoup ! (Merci Pascale).
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une bibliothèque publique américaine laisse tomber la Dewey

Une bibliothèque publique américaine (et c’est la première) à décidé de laisser tomber le système de classement Dewey pour ses ouvrages et de les remplacer par des grands thèmes. Pour les non bibliothécaires, la Dewey et le système de classement numérique dont est inspirée la CDU utilisée en Belgique. Alors qu’aux Etats-Unis c’est une première (il y avait juste des bibliothèques expérimentales comme la Prelinger dont je parlais ici qui avait tenté cette expérience), je crois me souvenir qu’en Belgique plusieurs bibliothèques ont délaissé la CDU et utilisent un système de classement simplifié. Par contre je vous avoue que je ne souvient plus exactement lesquelles… Je les rajouterais ici si je retombe dessus.
(via)




  • Sur Metafilter, un sympathique article concernant les objets étranges que l’on peut trouver dans les livres comme marque-page. En tant que bibliothécaire, je vois revenir des livres remplis de toutes sortes de documents étranges. Mon préféré reste une note d’une lectrice demandant à son mari de ne pas oublier de ramener le chtunk. On se demande toujours de quoi il s’agit…
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the cave par Sakura Adachi

the cave
Un concept entre la bibliothèque et l’hôtel capsule par Sakura Adachi.
(merci Jean-Philippe)




  • Bill Barnes, le créateur du comics bibliothéconomique Unshelved a lancé une compétition intitulé pimp my bookcart. Inspiré de la fameuse émission de MTV, cela pourrait être traduit par tune mon chariot à livres (cet ustensile indispensable a toute bibliothèque). Et voici les gagnants ! (via)
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  • C’est une tendance au niveau des recherches informatiques : on va de plus en plus vers le champ de recherche unique. Les utilisateurs, habitués à la recherche simple de Google préfèrent ne pas devoir choisir un champ de recherche spécifique (par auteur, titre, etc.) ou devoir créer des équations de recherche. La bibliothèque du Congrès l’a compris et teste une recherche fédérée sur différentes bases de données via un champ unique.
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  • Le magazine Vice a réalisé un shooting de mode avec des bibliothécaires suédoises comme modèles. Elles posent dans la bibliothèque centrale de Stockholm et wow, juste wow, regardez moi ces magnifiques rayonnages… (via)
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  • Dans cette colonne du Washington Post, un bibliothécaire d’école se plaint de la transformation du métier de bibliothécaire et du désintérêt des jeunes pour la lecture. Pour lui, les bibliothécaires sont de moins en moins des amoureux et des spécialistes du livre et de plus en plus des techniciens et gestionnaires d’information. Sur ce point, la situation belge est encore inverse. Parmi les étudiants de bibliothéconomie que j’ai rencontré, j’ai plus souvent vu des amoureux de la lecture que des techniciens. Par contre j’avoue que cela dépends des écoles de bibliothécaires. Certaines (comme Infodoc à l’ULB par exemple), se concentrent plus sur l’informatique et produit des bibliothécaires plus orientés technique mais l’impulsion de base pour ces études reste souvent le livre. Quand au désintérêt des jeunes pour la lecture, je ne travaille pas depuis assez longtemps en bibliothèque pour juger un changement, mais je peux vous affirmer qu’à tous les âges, de toutes cultures et origines, les gens lisent, et ils aiment ça. (Merci Colin)
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