Dora, Madame et Noam

Madame-et-Noam.jpg
La mondialisation de la culture ou lorsque une chatte et un petit garçon fraichement débarqués de Montréal découvrent avec ébahissement que Dora l’exploratrice existe aussi en Belgique (quoique parlant avec un accent bizarre…).




Reprise des émissions ?

Reprise des émissions !




Morphia

Morphia d’Alexei Balabanov : une très belle mise en images inspirée de textes autobiographiques de Mikhaïl Boulgakov. Boulgakov, connu principalement pour son chef d’oeuvre le Maître et Marguerite relate dans ces textes ses débuts en tant que médecin dans un dispensaire reculé de la campagne russe. Il y devient progressivement accro à la morphine et dans le film (cela diverge par rapport à ses textes) il sombre dans la déchéance la plus totale. Cette spirale infernale fait penser à requiem for a dream transposé dans une Russie en pleine révolution (on est en 1914). J’ai beaucoup aimé et cela m’a donné envie de de lire et relire l’excellent Boulgakov…
Je n’aurais été voir que deux film au festival de l’âge d’or cet année mais c’est mieux que rien et je suis assez satisfait de ce que j’ai été voir. Je suis juste déçu d’avoir raté le roi de l’évasion, que je voulais aller voir et qui a justement gagné le prix de l’âge d’or de cette année.




Yuki & Nina

J’ai été voir hier soir Yuki & Nina de Nobuhiro Suwa & Hippolyte Girardot dans le cadre du festival de l’âge d’or à la Cinematek.
Yuki et sa meilleure amie Nina ont une dizaine d’années. Elles mettent au point une série de plans afin de réconcilier la mère japonaise de Nina, qui veut l’emmener au Japon et son père japonais. Elles finissent par faire une fugue et se perdent dans une forêt de la campagne française. La forêt et son univers magique sera le théâtre d’une expérience initiatique pour Yuki.
Le jeux des fillettes est très juste et frise souvent l’improvisation. La co-réalisation fait se rencontrer deux univers : une manière de faire jouer les enfants qui fait penser à Jacques Doillon et des thématiques de la séparation que l’on imagine venir du côté d’Hippolyte Girardot et une vision onirique de la nature que l’on sent proche de l’univers de Nobuhiro Suwa. Un film léger et réussi et une vision magique de la forêt qui fait penser (en restant plus lumineux) à la forêt de Mogari de Naomi Kawase.




Festival de l’âge d’or 2009 à la Cinematek

Petite info en passant pour les cinéphiles bruxellois, la programation de la Cinematek du festival de l’âge d’or a débuté depuis hier. Je n’aurais pas l’occasion d’y aller avant mercredi mais je compte laisser quelques résumés et impressions sur les films que j’irais voir.




Moka

MokaCela fait longtemps que je suis à la recherche d’endroits pour boire un bon expresso à Bruxelles. Depuis un bon moment, je suis revenu des doubles mochachino chocolat blanc et autres junk drinks à la Starbuck. Un bon shot d’expresso est redevenu ma drogue préférée. A bruxelles on trouve bien la Perle Noire, mais ils étaient les seuls avec les restaurants italiens qui faisaient un bon expresso.
Voici donc une bonne adresse de plus : Moka situé Rue des Riches-Claires. J’ai oublié de noter le numéro mais voici la localisation sur google maps.
Déco années 50′ tendance dolce vita jusque dans les détails : la musique vient de vinyles passant sur un vieux pick up et la serveuse est vintage jusqu’au bout des ongles. Et le plus important : un bon expresso, réussi et démocratique. Une bonne adresse.




réseaux sociaux

Je n’ai jamais été vraiment attiré par les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Friendster, LinkedIn et consorts. Plusieurs raisons pour cela : j’aime bien être propriétaire du contenu que je produit (aussi stupide soit-il), je crains que ce soit un puits temporel pire que mes habitudes sur Internet et enfin, je ne suis pas toujours quelqu’un de très social (je lutte mais on ne se refait pas). Malgré toutes ces bonnes ou mauvaises raisons, je vais m’y mettre, tout simplement pour des raisons professionnelles. Ce genre d’outils se développant de plus en plus j’ai envie de les intégrer à la vie de la bibliothèque afin de resserrer les liens numériques entre l’institution et les lecteurs. Ce genre de projets existe dans de nombreuses bibliothèques anglo-saxonnes (les liens vont suivre) qui ont toujours été plus technophiles que les nôtres.
En résumé, je vais commencer par Twitter (c’est déjà fait) et Facebook, des liens et post sur le sujet de leur utilisation et intégration en bibliothèque vont suivre…




Nouvelles fonctions

Cela fait longtemps que je n’ai plus parlé de moi, de la bibliothèque et du boulot en général. Pas mal de choses ont changé. A la suite de nombreuses années de conflits au sein du personnel, l’administration communale a décidé de se défaire de la directrice fin 2008. Des examens seront organisés d’ici la fin de l’année afin d’officialiser son remplacement mais d’ici là j’ai été nommé directeur faisant fonction. Ce nouveau poste est très stimulant et c’est passionnant être à la barre de la bibliothèque et de pouvoir lui donner une direction. C’est très bien de réfléchir à l’avenir des bibliothèques et du métier de bibliothécaire, mais pouvoir tester ces idées “in vivo”, c’est d’autant mieux. Bien entendu, ce n’est pas facile tous les jours, et la quantité de travail n’est pas toujours facile à gérer : nous sommes une petite équipe et avons une personne en moins jusqu’en juin (l’ancienne directrice est en préavis non presté). Je dois m’occuper des fonctions de direction et de mes anciennes fonctions, n’ayant pas encore eu le temps de former quelqu’un afin de déléguer un partie de mon travail. Mais ce n’est pas tragique, les bons côtés font vite oublier les mauvais. Chaque jour est un pas en avant et détail après détail, je sens les choses avancer. Même si je me plante de temps en temps, faire et défaire, c’est toujours faire et j’apprends autant avec ce que ne fonctionne pas qu’avec ce qui fonctionne pas (c’est juste plus frustrant). Une période délicieusement bouillonnante pour les méninges.
Donc voilà, je ne vais pas ressortir mon bon vieux couplet de “j’ai beaucoup de boulot et je ne trouve plus le temps de poster ici”, mais il est vrai que j’avais d’autres occupations. Par contre, il a quelques projets bibliothéconomiques dont j’ai bien envie de parler ici. Bientôt sur vos écrans donc…




dimanche 12/10/2008 > librairies et Central Park

Nous sommes dimanche, le meilleur jour pour aller se balader dans Central Park, surtout qu’avec le soleil qui brille, nous ne serons pas les seuls à converger vers le poumon vert de la ville. Nous avons rendez-vous avec Yuko et Leo en début d’après-midi dans la parc, Eric s’en va visiter le musée d’histoire naturelle et nous rejoindra également là bas. Au programme de la matinée pour John, Maïté, Noam et moi : librairies et autres escales culinaires.
Pour débuter, l’excellent St Mark’s bookshop, conseillé par Dimitri. Une librairie indépendante avec un vaste choix intelligent et un caissier aux allures de psychopathe homicide. J’y trouve de la lecture pour la fin du séjour : Money shot de Christa Faust, un polar trash qui se déroule dans le milieu du porno, édité chez le fabuleux éditeur Hard Case Crime qui a fait renaître le polar “hardboiled” et ses couvertures sexy depuis quelques années.
Avant de se diriger vers d’autres destinations livresques, la faim commence à nous tenailler. Nous trouvons un snack qui fait des petits déjeuners, sandwiches et buffet. Je peux laisser cours à mon addiction aux bagels grillés et cream cheese. Comme dessert, Maïté craque devant un magasin de cupcakes tout proche et je découvre cette délicieuse pâtisserie typiquement américaine. Je suis très fan et John également (malgré ses réticences).
Ensuite direction Strand Books, véritable caverne d’Ali Baba pour les amateurs de livres : du neuf, de l’occasion, des romans et documentaires pour jeunes et adultes et des prix super intéressants. Il a fallu que je me retienne pour ne pas faire exploser ma carte de crédit. J’ai quand même craqué pour un livre de photos de Todd Hido difficile à trouver en Europe (leur rayon photo est absolument infernal…).
On emporte nos achats on se dirige vers Central Park. Nous avons de la chance et arrivons à retrouver facilement Eric Yuko et Leo. Le parc est incroyable, c’est vraiment un autre monde au sein de la ville, une alternance d’étendues herbeuse où se retrouvent familles, groupes d’amis et sportifs, de chemins labyrinthiques qui serpentent entre les arbres et d’étendues d’eau avec leurs promeneurs en barques. Les buildings disparaissent peu à peu en s’enfonçant dans la parc et le lieu dégage un apaisement qui contraste avec la frénésie de la ville. Les rues qui traversent le parc sont envahies de cyclistes et coureurs et on rencontre le club des danseurs de disco en patin à roulettes de Central Parc en pleine démonstration.
On profite du parc une bonne partie de l’après-midi. Puis je dévergonde tout le monde pour se diriger vers un glacier qui me faisait de l’oeil. Grom est un glacier italien adepte de la philosophie slow food. Ils ont une série de comptoirs en Italie, un à Paris et deux à New-York. J’avais très envie de goûter leurs glaces et je ne fut pas déçu, elles sont fabuleuses…
On quitte Yuko et Leo et nous nous dirigeons vers l’appartement : nous avons rendez-vous avec Dimitri pour aller manger un morceau. Au menu ce soir, de bons burgers végétariens chez Quantum Leap. Elena, une amie de Maïté qui vit à New-York vient nous rejoindre avec son ami Francesco pour quelques bières. Vers 22h nous retournons à l’appartement. Mais c’est pour mieux repartir : j’avais envie d’aller voir le show burlesque “kitty nights” qui se déroulait à quelques blocs de chez nous. Malheureusement, le show était déjà terminé à notre arrivé, ce sera pour une prochaine fois. Je me console avec un margharita et retour au bercail pour une bonne nuit de sommeil…




samedi 11/10/2008 > le MoMA

La destination du jour est le MoMA. Eric, pour qui l’art moderne et contemporain n’est pas vraiment la tasse de thé part de son côté mais on a prévu de retrouver Dimitri, qui vient d’arriver à New-York, au musée. On démarre en fin de matinée après avoir avalé un café à notre désormais traditionnel coffee shop “the bean”.
Après quelques essais et erreurs dans le métro (certaines lignes changent ou ne sont plus actives le week-end) on arrive au MoMa. Il est déjà tard et on doit retrouver Dimitri vers midi à la cafétéria. On débute par l’exposition temporaire Wunderkammer dans la galerie des images imprimées et des livres illustrés. Quelques artistes exposés et notés à la volée : Dr Lakra, Not Vital, Mark Dion, Olafur Eliasson et Natsuyuki Nakanishi.
Ensuite il est l’heure de retrouver Dimitri et d’aller manger un morceau. On se retrouve au Cafe 2, une cantine italienne de luxe et le plus démocratique des trois restaurants du MoMA. Au menu, de délicieuses spécialités italiennes. Je prends un antipasti de calamars, des pâtes dans une sauce potirons et ricota et du tiramisu comme dessert.
Le reste de la journée a été consacré à la visite du musée. Les collections sont magnifiques, le musée est vaste sans être oppressant par le nombre d’oeuvres exposées et le tout est magnifiquement mis en valeur. J’ai tout particulièrement apprécié les sections consacrées au mobilier et design. Seul bémol, les galeries consacrées à la photographie étaient fermées pour accrochage. Par contre, une salle accueillait les photographies de l’excellent Mikhael Subotzky.
L’heure de fermeture du musée s’approche et on se retrouve tous dans le jardin intérieur du MoMA qui accueille les collections de sculptures. Ensuite on va jeter un coup d’oeil dans les deux boutiques du musée qui sont prises d’assaut par des hordes de visiteurs. Si j’avais eu quelques milliers de dollars en trop je me serait bien offert quelques livres et surtout du mobilier de Charles & Ray Eames, en vente dans l’une des boutiques pour moins cher qu’en Belgique…
Retour à l’appartement où l’on retrouve Eric. Il se fait tard et Noam est en train de s’endormir. On décide donc de ne pas tous sortir au restaurant pour manger un morceau. Eric, moi et Dimitri décidons d’aller au Whole Food Market de Bowery afin de manger sur place le buffet qui nous avait fait saliver lors de notre dernière visite et de ramener à manger à John et Maïté qui sont restés à l’appartement. Pas trop cher et très bon, le buffet étant même complété par des plats italiens, des sushis et un stand inspiré des frit kots (avec vaste choix de sauces et cuisson “à la belge”).
Après que tout le monde aie mangé, on laisse John qui surveille Noam et on se dirige vers Time Square. On pense aller boire un verre au beauty bar mais la file et le videur nous dissuadent. De toute manière, il fait beau et on a envie de marcher. Direction Union Square, ses fans de bmx faisant des figures et un attroupement de gens qui se demandent pourquoi ils regardent un cour de kung fu au ralenti.
Times Square : une débauche d’écrans géants et de familles et marines en goguette (dans leur tenue de sortie datant des années 50′). Comme un newyokais me l’a expliqué par la suite, Giuliani a viré les sex-shops, boîtes de strip-tease et prostituées concentrées au niveau de Times Square et l’a transformé en un Disney Land urbain (il reste juste une boîte de strip sur la facade de laquelle une Jenna Jameson de 10 mètres lutte contre l’avancée des magasins de souvenirs). Le meilleur exemple étant ce magasin de trois étages (au loyer certainement faramineux) uniquement consacré au merchandising de M & M’s : des t-shirts, figurines, dés à coudre (!) illustrées des mascottes des bonbons chocolatés. Un grand n’importe quoi…
Un passage dans un supermarché pharmacie ouvert 24h/24h et son public de freaks nocturnes puis retour à l’appartement.




interruption

Cela fait quelques jours que je n’avais plus mis à jour mes notes de voyage. La raison en est que j’avais un chat très malade à la maison, que j’en étais super mal et n’avais vraiment pas la tête à écrire. Moi et Judith avons vraiment cru qu’il était perdu. Mais il a eu beaucoup de chance et les meilleurs vétérinaires de Bruxelles. Rien n’est gagné mais il va mieux et est de retour à la maison. Ca fait plaisir de pouvoir à nouveau s’engueuler avec cette salle bête bouffeuse de câbles…




vendredi 10/10/2008 > statue de la liberté et Ellis Island

Préparation de notre visite vers la statue de la liberté et Ellis Island. Nos démarages ne sont jamais rapide : il faut préparer les repas de noam, déjeuner et que tout le monde se lave. Nous sommes déjà fin de matinnée et on part affronter le files kilométriques vers le ferry. Il fait splendide et nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée de visite…
Après les fouilles en règle post 11 septembre, on embarque sur le ferry, direction la statue de la liberté. Avant d’arriver à la statue, il faut passer par un hub qui centralise junk food insipide et cadeaux souvenir. On n’a pas pensé à prendre autre chose à manger et nous rejoignons les hordes de touristes pour acheter hots dogs et autre hamburgers frites très peu mémorables. Une terrasse est installée prêt de l’eau et malgré les fils de pêche tendus au dessus de l’endroit (et sensé les décourager) les mouettes arrivent à envahir quelques tables pour participer au repas.
On se ballade sur l’île autour de la statue de la liberté puis on revient sur le ferry et repartons vers Ellis Island. La rénovation des bâtiments ayant accueilli les candidats à l’immigration est très réussie et il est difficile d’imaginer que tout soit resté à l’abandon jusque dans les années 80′. Le musée est très bien fait mais nous n’avons pas le temps de tout voir… Retour vers New-York sous le soleil couchant.
On abandonne Eric et prenons un taxi (après quelques recherches) vers Brooklyn chez Yuko, Ethan et Léo que connaissent John et Maïté. Conduite speedé du taximan qui nous explique qu’il conduit depuis 6 mois et que son régime se compose exclusivement de poulet frit et de Hoegarden !
Arrivé à Brooklyn, près du quartier branché de Williamsburg. On débarque tout le matériel du taxi : sacs, poussette, porte bébé et tout le toutim. On ne le sait pas encore (mais on va vite s’en rendre compte) mais j’oublie un sac au fonds du coffre du taxi. Il fait noir, le coffre et sombre et profonds et c’est un sac en papier brun… Le taximan amateur de Hoegarden gagne donc un sac rempli de pommes, ma gourde en métal achetée à Montréal et plus grave, le cadeau acheté pour Léo, le fils de Yuko et Ethan.
Soirée sympathique : Yuko est flûtiste et Ethan réalisateur / photographe, au menu une salade sortie du jardin des parents d’Ethan, de délicieuse pizzas dont Brooklyn a le secret (je garde un souvenir ému de celle aux champignons sauvages et huile de truffe) et un crumble aux pomme et glace…
Retour chez les krishnas via une limousine noire (les concurrents des taxis jaunes) conduite par un asiatique taciturne. La nuit est chaude et la vue du skyline illuminé de Manhattan est impressionnante.




jeudi 09/10/2008 > à travers New-York

Bon, je crois que j’ai un problème : je suis tombé amoureux de cette ville.
Il fait magnifique, le soleil brille, les rues sont pleine de gens, la ville est en pleine activité jusque tard dans la nuit et les parcs font le plein.
Nous sommes dans East Village, un quartier envahis par les yuppies mais très animé et rempli de restaurants, bars et magasins plus fantastiques les uns que les autres.
Aujourd,hui on a décidé de se ballader à pied à travers Manhattan. Un expresso et muffin orange canneberge dans un très sympathique café au coin de notre rue puis direction Tompkins Square Park, ou l’on ne peut plus imaginer qu’il fut le lieux d’affrontements violents entre squateurs et police lors de la gentryfication du quartier. Il est rempli de prommeneurs, de nounous et enfant et de joueurs d’échecs. Direction les quartiers latinos d’alphabet city puis le foisonant chinatown et ses miliers de boutiques encombrées d’aliments aux noms indéchifrables.
New-York doit être la ville ayant le plus grand nombre d’odeurs différentes au mètre carré qui soit…
On va manger d’excellents Dim Sum (recommandés par le Michelin !) chez Dim Sum Go Go.
Ensuite on explore le financial district et les building fédéraux, fortifiés depuis le 11 septembre. On remonte Broadway (ou l’on retrouve avec nostalgie un magasin Muji) vers Little Italy (trop touristique) et Nolita.
On se repose dans le Sarah D. Roosevelt. Le beau tempa aidant, les différents parcs sont envahis de familles et de sportifs jouant au football,tennis, basket, jambalai,…
Exemple de contraste de l’east side : sur Bowery, une mission locale acceuille les clochards du quartier, dont un, amputé, est tombé de sa chaise roulante et traîne dans son urine et deux maisons plus loin on trouve un musée flambant neuf devant lequel traînent les amateurs d’art du quartier.
Un peu plus loin (Bowery et Houston) on tombe sur le Whole Food Market : immensse magasin des supermarchés bio du même nom. Un vertiable temple de la nourriture saine : une section fruits et légumes locaux, une autre pour les bio, toutes les variétés possibles de produits bio, boucherie, poisonerie, traiteurs, patisseries, boulangers… Et une section buffet immense qui permet de serestaurer jusque tard le soir. Devant tout cet étalage, difficille de resister et on explose un peu notre budget…
Retour à l’appartement pour déposer tout ça et il est bientôt temps de trouver à manger pour le souper des troupes dontles estomacs gargouillent malgré nos achats. Notre choix se pose sur un minuscule resto thai végétarien : rouleaux de printemps végé, préparation de champignons chinois, water lily, et sauce au gingembre, le tout arrosé d’un cocktail de saké, ice tea thai, citron vert et menthe. Délicieux…
On repasse déposergigot boy et on repart avec John et Eric se ballader dans la quartier animé. Plutôt que de boire un verre on se retrouve dans un bar à chocolat se siroter milkshakes et désserts élaborés (dégustation de bananes et crème de chocolat avec un biscoti et grains de riz soufflés enrobés de chocolat)…




mercredi 08/10/2008 > le train et New-York

Tout le monde est sur le pont à partir de 7h et on rassembles les affaires.Devant la masse de bagages on décide d’appeler un taxi/van pour rejoindre la gare sans trop de stress.
En attendant dans la gare je fais la connaissance d’une new-yorkaise ayant grandi avec le flower power qui me donne un avant goût de la ville et de ses habitants…
Un contrôleur plus vrai que nature nous installe à grand coups de “folks” et nous voilà partis pour 11 heures de trajet.
Le train avance lentement sur la majorité du trajet et cela permet de profiter pleinement du magnifique paysage. On ne roule pas le longd’une autoroute mais sur une voie privilégiée bordée de forêts aux couleurs de l’automne de grand lacs, de falaises et de sapins. La vue vaut à elle seule le trajet.
Les formalités de douane ne sont pas trop pénible et on a la place pour faire marcher le dr No à travers le train pour tenter (sans trop d’effet) de l’épuiser avant d’arriver.
Arrivée dans la nuit illuminée par les buildings à la gare de Penn Station, la plus fréquentée d’Amérique du Nord. Elle grouille de monde et des personnages hauts en couleur qui peuplent New-York (une vieille peroxydée en jpe léopard qui promène son caniche toileté dans une poussette rose pour bébé).
Le trajet en taxi vers l’appartement est le premier contact avec la ville et wow… On a beau être préparé par des années de films et de lectures sur la ville, j’en ai eu des frissons de plaisir…
L’appartement est minuscule mais propre et la propriétaire à déja essayé de nous extorquer (sans résultats) 20$ de plus par nuit. L’immeuble appartient aux Hare Krishna ( l’appartement est rempli de livres et tableaux sur le sujet) et nos voisins directs sont le centre new-yorkais des Hells Angels qui discutent devant en vérifiant que personne ne s’approche trop près de leurs motos.Tou le monde arriveà se caser dans les lits et on sombre au milieu des bruits de la ville…




mardi 07/10/2008 > bagages et mile-end

Demain, nous partons pour New-York, la journée est donc consacrée en partie aux bagages, provisions et nettoyage de l’appartement.
On profite quand même d’une partie de l’après-midi pour prendre le bus et partir dans mile-end, un sympathique quartier tendance bobo qui jouxte celui des juifs hassidiques. Un mélange intéressant.
On passe dans un magasin de créateurs locaux de t-shirt et ma chère soeurette m’en offre un, puis visite au bilboquet pour une glace dense et goutue, quelques stocks de bagels (que j’adore) dans la boutique de St-Viateur et enfin un des meilleurs expresso de Montréal au café Olympico. Entre tout ça on flâne devant les jolis bars, magasins et cafés, puis rentrons à la maison pour terminer les préparatifs.
Maïté prepare une salade des meilleurs crevettes que j’aie mangé depuis longtemps (elles viennent de Matane en Gaspésie) accompagnées de coriandre et d’avocats, ensuite de la courge spaghetti et sa crème tomatée.
La préparation de pic-nic se termine tard et tout le monde va se coucher.




lundi 06/10/2008 > exploration et calories

(je tape sur un clavier d’eeepc modifié pour écrire en français et et je n’ai pas encore trouvé tous les accents, c’est donc normal s’il en manque…)

Au matin je pars faire quelques photos dans la rue St Catherine et ses alentours. Armé de mon Nikon et d’un café latte à la vanille j’arpente dowtown pour faire des images de la ville. À midi je retrouve Eric et Dimitri pour tester l’une des fameuse poutine de la banquise,haut lieu de cette spécialité canadienne légère et raffinée. Et je l’avoue, c’est trés bon. Ensuite on se balade à travers Montréal pour digérer tout ça. Direction le quartier de l’université Mc Gill et ses vieilles pierres. Un petit tour dans la librairie Paragraphe et un café dans le Second Cup attenant. On flâne dans le parc Dorchester ou les mouettes se mêlent aux écureuils pour approcher les promeneurs. Les écureuils de Montréal sont les moins farouches que je connaisse, on les retrouve partout et ils viennent presque vous manger dans la main.
Après une bière dans un pub on retrouve John, Maïté et Noam pour notre sortie culinaire du soir : mbrgr, un resto/bar spécialisé dans les hamburger de luxe. Déco design, serveuses avenantes, musique r’n'b (que Noam apprécie beaucoup), barman playboy et patron huileux. Sinon les burgers sont délicieux : viande bio et garnitures au choix (multiples fromages, bacon fumé, champignons portobello, …) le tout accompagné de salade César, de frites de pomme de terre et patates douces et d’oignons grillés. Le tout est arrosé d’un immense milk-shake comme dessert. Ballade digestive dans le quartier des affaires et retour à la maison.




dimanche 05/10/2008 > biblio, lanternes et vieilles connaissances

Petit changement de programme en début de journée : je devais aller à la piscine avec Maïté et Noam mais le dr No est de mauvaise humeur : dents qui poussent, gros rhume et grand désespoir. Dommage mais j’échange cette sortie contre une visite plus en profondeur de la grande bibliothèque. J’explore les collections et achète quelques titres professionnels avant de retrouver Maïté. On essaye d’aller boire un chocolat chaud chez Juliette et Chocolat mais la file kilométrique est décourageante. On échange donc le meilleur chocolat chaud de la ville pour une assiette chez Amir, l’un des omniprésent resto libanais de Montréal. On retrouve Julie et François qui ont organisé un goûter pour leur fils Felix. Je n’y reste que peu de temps car j’ai rendez vous avec Stéphanie et Eric au jardin Botanique pour aller voir le festival de lanternes chinoises. Un événement montréalais annuel qui attire pas mal de monde : le pavillon chinois du jardin est noir de monde venu observer les jolies lanternes créées pour l’occasion. J’en profite également pour aller visiter le pavillon japonais que j,avais deviné lors de ma dernière visite, mais sans neige cette fois-ci…
Retour à la maison ou Alex et Laurence viennent nous rejoindre pour la soirée et un bon repas.




samedi 04/10/2008 > Amtrak, Sophie Calle et un thé

Mercredi, nous partons tous en train vers New-York : 11 heures de train et (d’après leur site) 50 % de chances d’arriver en retard. Les lignes n’appartiennent pas toutes à la compagnie et les trains de marchandises ont priorité sur ceux de voyageurs. En cas de passage d’un train de marchandises, on nous rangera sur une voie de garage le temps qu’ils passent. Déjà, l’achat des billets ne met pas en confiance. A peine arrivé, on nous annonce que l’employée est partie manger et une fois revenue, on a l’impression qu’il lui manque quelques neurones et qu’elle découvre pour la première fois son logiciel de réservation…
Durant son absence, on en profite pour avaler un morceau (sandwich italien au poule grillé), dans un des recoins à Junk Food attenant à la gare.
Début d’après-midi : Eric part en vadrouille et on retrouve Eve, une collègue de Maïté, à la galerie DHC/ART. Magnifique endroit sur plusieurs étages dédié à l’art contemporain. La galerie abrite l’exposition prenez soin de vous de Sophie Calle qui est assez fantastique : elle a demandé à 107 femmes de spécialités diverses de transformer, déstructurer, analyser ou commenter une lettre de rupture qu’a reçue l’artiste. Les analyses et créations sont accompagnées de magnifiques photos des différentes femmes. Une partie séparée de la galerie (vastes espaces et leur moquette confortable) sont réservés aux créations vidéo : murs d’écrans, projections ou alcôves. Une vraie réussite.
On part se balader dans le riche quartier des affaires vers le très cosy et rempli Olive & Gourmando pour un cookies immense et un chocolat chaud à emporter. Direction, la grande bibliothèque (pour laquelle j’ai un certain attachement). Malheureusement, les étages sont déjà fermés (mais j’y retourne demain) par contre le rez de chaussé qui abrite les nouveautés comptoirs de prêt et périodiques est ouvert jusqu’à 22h. Quelques locations plus tard direction Camilla Sinensis, un joli petit salon de thé rempli calme et de bois avec une carte de thés rares et de différents modes d’infusion.
Souper de dégustations végétariennes au Commensal puis retour la maison. On y retrouve Eric et remplis de plus d’énergie que lors de la dernière expédition on est repartis vers le parc Jarry pour une séance de photos nocturnes. Les résultats sont excellents…




vendredi 03/10/2008 > biozombies from chinatown

Rien de tout ça mais au matin , je pars en vadrouille à travers Chinatown avec Eric. Au menu, magasins surchargés d’un bazar douteux et de bonbons et aliments étranges (j’évite quand même les bonbons chinois, actualité oblige).
Un délicieux sandwich vietnamien et retour à la casba pour les aventures de l’après-midi.
John et Maïté utilisent un système de partage de voitures nommé comunauto. On l’utilise pour partir vers la périphérie de Montréal. Destination, un verger bio où l’on cueille des pommes une bonne partie de l’après-midi. A l’achat, ces pommes sont un peu plus chères que dans le commerce mais elles sont vraiment délicieuses et il y a la satisfaction de les avoir cueillies directement sur l’arbre (après quelques acrobaties sur une échelle).
Changement d’atmosphère, John brave les embouteillages pour rejoindre un centre commercial dans la banlieue ouest de Montréal (à Pointe-Claire). On est à la recherche du jeu de société “horreur à Arkham” et c’est le seul endroit de Montréal qui en a encore. Ils l’ont mais l’endroit est assez monstrueux : un centre commercial immense au milieu d’un parking a perte de vue battu par les vents. L’endroit ouvre tard et tous les jeunes et les familles de la région s’y retrouvent pour passer le vendredi soir, manger, trainer et acheter tout et n’importe quoi. Trop de monde et trop de consommation, ça me file un peu un coup de blues. Je comprends mieux un certain film de zombies où les protagonistes sont réfugiés dans un shopping et entourés de morts-vivants, alors que dans la vie réelle c’est un peu l’inverse… Les choses ne s’arrangent pas par la suite : on rentre à la maison et après avoir fini les restes de la veille on est reparti vers le vieux Port pour faire des photos de nuit. C’est sympa mais je suis attaqué par une méchante crève qui me transforme en légume. Une fois rentré, j’enfile toutes mes couches, avale un Tylenol et m’effondre. Heureusement, après une nuit de sommeil, je suis réparé..




jeudi 02/10/2008 St-Hubert et repas entre amis

Visite du quartier St Hubert : un mélange de magasins latinos et de petites boutiques branchées. Grand magasin de photos pour des achats de matériel, magasin de vêtements de designers québécois, fromages et bières locales, etc…
A midi on va manger dans un café : bagel au fromage, salade de pâtes et un bon expresso. Ensuite, délicieuse glace chez Mademoiselle Gabrielle.
Je rentre pour Skyper avec ma chère et tendre, puis préparation du souper avec Maïté : Jean-Pierre, sa femme Lise et leur fils Etienne passent manger.
Eric nous propose une dégustation de bières et fromages locaux, avec Maïté on prépare des aubergines parmegiana et une salade et Lise a apporté un délicieux gâteau aux dates et à la noix de coco. Excellente soirée avec une famille très sympathique…