• things magazine profite d’une courte review sur only revolutions, le nouveau livre de Mark Z.Danielewski pour revenir sur son ouvrage culte, the house of leaves. Ce nouveau titre reprend quelques détournements typographiques expérimentées dans son premier roman. Il me faudra juger sur pièce, mais à première vue, il semble moins ambitieux (ce qui est tout à fait normal) que l’incroyable labyrinthe littéraire qu’était la maison des feuilles. Pour ceux qui se sont perdus entre les pages de la maison des feuilles, je conseille l’article de Wikipedia qui couvre les principales théories et spéculations sur l’ouvrage.
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  • Un article du Guardian sur la production littéraire de … Saddam Hussein. Des romances fantastiques et des aventures militaires qui furent analysées par les services secrets du monde entier afin de psychanalyser le dictateur. Romans qui ne portaient jamais son nom mais la phrase “un roman écrit par son auteur”… (via)
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  • On en parle un petit peu partout mais je ne pouvais pas passer à côté. BookMooch est site communautaire qui permet de faire circuler des livres entre ses utilisateurs. Le concept est simple : vous signalez les livres que vous voulez donner, vous recevez des demandes des utilisateurs, vous envoyez vos livres par la poste et recevez des points, ces points vous permettent de demander des livres à d’autres utilisateurs. C’est en fait le système du prêt inter bibliothèques appliqué au troc de livres. Le site peut fonctionner pour tous les pays, tout dépend de la communauté des utilisateurs.
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  • Voici une interview (première et seconde partie de l’interview) avec Paul Buckley directeur créatif pour la célèbre maison d’édition Penguin. Le design des couvertures de livres anglo saxons est un de mes sujets de prédilection. Les éditeurs francophones commencent péniblement à rattraper leur retard dans ce domaine, mais l’écart reste important…
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Le grand vaisseau par Robert Reed

Le Grand Vaisseau est vaste comme un système solaire et vieux de plus d’un milliard d’années. Il dérive, vide et abandonné, à proximité de notre galaxie lorsque les Terriens s’en emparent. Après l’avoir colonisé, ils le transforment en paquebot de luxe, qui emporte plus de cent milliards de représentants de toutes les espèces intelligentes de la Voie lactée pour une croisière au milieu des étoiles. Un capitaine principal et cinquante mille capitaines secondaires gèrent les milliers de salles aussi vastes que des lunes, dotées chacune d’un environnement adapté à ceux qui s’y installent. Pendant ce temps, le vaisseau cherche à communiquer avec ceux qui l’ont capturé, mais personne ne l’entend.
Nul ne sait d’où vient le vaisseau, ni à quoi il sert. Jusqu’au jour où les capitaines découvrent, au coeur même de l’immense artefact, une chambre dissimulée contenant une planète au noyau de métal opaque, qu’ils décident d’explorer malgré le danger. Le secret du vaisseau est à ce prix.

Le nom de Robert Reed n’est pas inconnu des amateurs de science fiction. Il s’est fait connaître par des titres tels que le lait de la chimère ou le voile de l’espace. Ses histoire combinent une grande originalité et un intérêt poussé pour la psychologie de ses personnages. C’est un créateur d’univers hors pair. Et à l’inverse de beaucoup de titres de SF, la psychologie de ses personnages est souvent aussi (si pas plus) importante que les autres aspects de ses histoires. Cela m’avait particulièrement marqué dans Le lait de la chimère, titre par lequel je l’avait découvert. On y suit les aventures d’une bande d’enfants issus de manipulations génétiques. Tous possèdent des “pouvoirs” particuliers et ensemble ils essaient de trouver leur place dans un monde en mutation. Les relations entre les personnages et l’histoire de cette bande de copains sont le pivot de l’histoire et pas le côté scienfictionesque (sic).
Dans son dernier opus traduit en français, il s’essaie au space opera. Comme souvent dans ce sous genre de la SF, l’échelle est démesurée. Pas de grand empire galactique, mais des multitudes de races extraterrestres et surtout le grand vaisseau et son équipage humain. Le vaisseau est vaste comme un système solaire et son équipage humain immortel. Les salles sont vastes comme des lunes et la moindre occupation des humains s’étale sur des milliers d’années. Cette échelle crée un style froid, dur, et glacé comme les océans d’hydrogène liquide qui alimentent les moteurs du vaisseau. Beaucoup de critiques ont reproché cette froideur à Reed. C’est justement ce que j’ai apprécié dans son histoire. Cet aspect lisse et résolument post-humain est la plus grande réussite du roman. Vers la fin de l’histoire on revient à des préoccupations plus traditionnelles, psychologiques et habituelles chez Reed : luttes de pouvoir, trahisons et combats idéologiques. Le roman y perd alors en force et les explications de Reed ne sont pas toujours satisfaisantes. Le phénomène est curieux. Alors que d’habitude, c’est la psychologie des personnages que j’aime chez lui, dans ce cas ci c’est sa distanciation de leur humanité que j’ai apprécié.
Tous les secrets du vaisseau n’ont pas été dévoilés, mais le roman est le premier tome d’une trilogie. Je vais attendre la suite et voir comment il développe son histoire. Convaincu ? Pas totalement. Mais séduit, intrigué et curieux de retrouver les vastes paysages étrangers du grand vaisseau. (pour ceux que ça intéresse, le premier chapitre est disponible en ligne et en français).




dernières adaptations SF

Sur le front des adaptations de livres voici deux titres intéressants.
Premièrement The Prestige (la bande annonce) réalisé par Christopher Nolan qui nous avait donné les excellents Memento et Batman Begins. Le film est tiré du roman du même nom de Christopher Priest. Je me souviens d’avoir été un peu déçu par ce roman dont on disait beaucoup de bien. J’avais adoré son roman de SF Le monde inverti. Et l’univers du Prestige, qui combine magiciens du début du siècle et inventions Steampunk de Nikola Tesla, présageait de bonnes choses. Au final, je n’ai pas vraiment été convaincu. D’après moi, c’est plus une question de sensibilité personnelle que de qualité intrinsèque du roman. En tout cas, l’adaptation se révélera peut être être une bonne surprise.
Ensuite Children of Men (la bande annonce) réalisé par Alfonso Cuarón dont le Y tu mamá también l’avait propulsé à la réalisation du dernier Harry Potter. Le scénario est tiré du roman Les fils de l’homme de P.D. James. C’est là le premier roman de SF de l’auteur bien connue de roman policiers. Je ne l’ai pas lu, mais le roman ainsi que le film me font envie. Selon les forums d’AlloCiné, le réalisateur semble avoir pris des libertés par rapport à l’histoire originale. Mais à la vue du trailer, le résultat peut être intéressant. J’avoue aussi que je suis un fan de longue date des scénarios futuristes apocalyptiques. On ne se refait pas…




  • Quarante-deux est un site de ressources consacré à la science fiction française ou traduite en français. On trouve une base de données des monographies, une liste des prix littéraires de science fiction français, un fanzine, des blogs consacrés au sujet, des nouvelles, articles, études, etc. La navigation au sein de toutes ces informations est un peu confuse mais le site est très intéressant.
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  • Un guide de lecture, destiné aux étudiants en littérature et consacré à Neuromancien de William Gibson. Un mélange dense d’informations, de références et de questions sur le plus fameux roman de Gibson. Certainement indigeste pour certains, je trouve le guide passionnant. Je m’en vais ressortir mon exemplaire usé par de multiples relectures…
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  • Amateur de science fiction ? Les résultats du prix Nebula pour 2005 sont disponibles depuis le début du mois. Les gagnants sont repris ici, et voici la liste des finalistes.
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  • Un article intéressant sur la “sexualisation” de la littérature pour adolescents. Cela touche surtout les romans jeunesse pour filles. Je ne crois pas que ce soit un phénomène que l’on pourrait comparer à la révolution et à l’impact des problem novels dans les années 60. Il s’agit plus du prolongement d’un mouvement culturel (mouvement par exemple représenté par la série Sex and the city).
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  • Deux textes gratuits glanés sur le net : “I Cthulhu”, une nouvelle de Neil Gaiman où la célèbre créature tentaculaire se dévoile de manière inédite. Et j’ai déjà parlé de la collection Lot 49 au Cherche Midi. Voici le court roman de Thomas Pynchon “The crying of Lot 49″ qui a inspiré le nom de la collection. Des infos sur ce roman avant de le lire ? Je vous renvoie à la notice de Wikipedia. (Le tout via)
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  • Une courte interview datant de 2001 de l’auteur fantastique Graham Masterton. Assez curieusement, il y parle de ses plats préférés et des ses aventures culinaires en Belgique. Curieux personnage que Masterton. Ancien rédacteur en chef de Penthouse, il écrit des titres d’horreur plutôt trash et écrivait des manuels de sexologie pour les couples. Et les deux ont eu autant de succès auprès de leurs publics respectifs… Plus d’infos sur son site.
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“No Pasaràn, le jeu” de Christian Lehmann

Je viens de terminer No Pasaràn, le jeu, un livre jeunesse (un pan de la littérature que je découvre) de Christian Lehmann. L’auteur est très éclectique : il écrit des polars, des livres jeunesse et même des scénarios de jeu de rôle. C’est un grand fan de l’appel de Cthulhu et John m’avais signalé qu’il avait mis sur son site les notes et documents résultant de la campagne “Beyond the mountains of madness” qu’il a joué avec des amis. L’un d’entre eux est graphiste et a créé à cette occasion de nombreux documents types à télécharger.
Quand à son livre, je l’ai beaucoup aimé. Il est publié dans la collection Medium de l’école des loisirs. Le format court, qui équivaut à une Novella anglo-saxonne, donne un texte sans les fioritures et les longueurs (que je ne dénigre pas du tout) des romans adultes. Le livre mêle jeux vidéos (avec enfin une vision réaliste du sujet), rage adolescente, histoire du fascisme et des guerres du 20e siècle et racisme contemporain. Et c’est très bon ! Contemporain, intelligent et efficace. J’aime beaucoup. Auteur doué et fan de Cthulhu. Un auteur que je vais suivre.




  • Covers : une galerie qui rassemble une sélection des plus belles couvertures de livres. Les lecteurs peuvent même laisser des commentaires sur chaque couverture. Il n’y a pas à dire, mais les anglo-saxons savent y faire au niveau du design de leurs livres… (via)
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