• Une transcription d’une discussion entre Paul Krugman (qui travaille pour le NYT) et Charles Stross lors du WorldCon de Montréal (d’après leurs Twitter, pas mal de bibliothécaires montréalais y étaient). A épingler, la citation suivante :
    “As for the intellectual property, I try not to get too worked up about it. There’s a lot of people angsting about piracy and copying of stuff on the Internet, publishers who are very, very worried about the whole idea of ebook piracy. I like to get a little bit of perspective on it by remembering that back before the Internet came along, we had a very special term for the people who buy a single copy of a book and then allow all their friends to read it for free. We called them librarians.”
    (via)
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mercredi 08/10/2008 > le train et New-York

Tout le monde est sur le pont à partir de 7h et on rassembles les affaires.Devant la masse de bagages on décide d’appeler un taxi/van pour rejoindre la gare sans trop de stress.
En attendant dans la gare je fais la connaissance d’une new-yorkaise ayant grandi avec le flower power qui me donne un avant goût de la ville et de ses habitants…
Un contrôleur plus vrai que nature nous installe à grand coups de “folks” et nous voilà partis pour 11 heures de trajet.
Le train avance lentement sur la majorité du trajet et cela permet de profiter pleinement du magnifique paysage. On ne roule pas le longd’une autoroute mais sur une voie privilégiée bordée de forêts aux couleurs de l’automne de grand lacs, de falaises et de sapins. La vue vaut à elle seule le trajet.
Les formalités de douane ne sont pas trop pénible et on a la place pour faire marcher le dr No à travers le train pour tenter (sans trop d’effet) de l’épuiser avant d’arriver.
Arrivée dans la nuit illuminée par les buildings à la gare de Penn Station, la plus fréquentée d’Amérique du Nord. Elle grouille de monde et des personnages hauts en couleur qui peuplent New-York (une vieille peroxydée en jpe léopard qui promène son caniche toileté dans une poussette rose pour bébé).
Le trajet en taxi vers l’appartement est le premier contact avec la ville et wow… On a beau être préparé par des années de films et de lectures sur la ville, j’en ai eu des frissons de plaisir…
L’appartement est minuscule mais propre et la propriétaire à déja essayé de nous extorquer (sans résultats) 20$ de plus par nuit. L’immeuble appartient aux Hare Krishna ( l’appartement est rempli de livres et tableaux sur le sujet) et nos voisins directs sont le centre new-yorkais des Hells Angels qui discutent devant en vérifiant que personne ne s’approche trop près de leurs motos.Tou le monde arriveà se caser dans les lits et on sombre au milieu des bruits de la ville…




mardi 07/10/2008 > bagages et mile-end

Demain, nous partons pour New-York, la journée est donc consacrée en partie aux bagages, provisions et nettoyage de l’appartement.
On profite quand même d’une partie de l’après-midi pour prendre le bus et partir dans mile-end, un sympathique quartier tendance bobo qui jouxte celui des juifs hassidiques. Un mélange intéressant.
On passe dans un magasin de créateurs locaux de t-shirt et ma chère soeurette m’en offre un, puis visite au bilboquet pour une glace dense et goutue, quelques stocks de bagels (que j’adore) dans la boutique de St-Viateur et enfin un des meilleurs expresso de Montréal au café Olympico. Entre tout ça on flâne devant les jolis bars, magasins et cafés, puis rentrons à la maison pour terminer les préparatifs.
Maïté prepare une salade des meilleurs crevettes que j’aie mangé depuis longtemps (elles viennent de Matane en Gaspésie) accompagnées de coriandre et d’avocats, ensuite de la courge spaghetti et sa crème tomatée.
La préparation de pic-nic se termine tard et tout le monde va se coucher.




lundi 06/10/2008 > exploration et calories

(je tape sur un clavier d’eeepc modifié pour écrire en français et et je n’ai pas encore trouvé tous les accents, c’est donc normal s’il en manque…)

Au matin je pars faire quelques photos dans la rue St Catherine et ses alentours. Armé de mon Nikon et d’un café latte à la vanille j’arpente dowtown pour faire des images de la ville. À midi je retrouve Eric et Dimitri pour tester l’une des fameuse poutine de la banquise,haut lieu de cette spécialité canadienne légère et raffinée. Et je l’avoue, c’est trés bon. Ensuite on se balade à travers Montréal pour digérer tout ça. Direction le quartier de l’université Mc Gill et ses vieilles pierres. Un petit tour dans la librairie Paragraphe et un café dans le Second Cup attenant. On flâne dans le parc Dorchester ou les mouettes se mêlent aux écureuils pour approcher les promeneurs. Les écureuils de Montréal sont les moins farouches que je connaisse, on les retrouve partout et ils viennent presque vous manger dans la main.
Après une bière dans un pub on retrouve John, Maïté et Noam pour notre sortie culinaire du soir : mbrgr, un resto/bar spécialisé dans les hamburger de luxe. Déco design, serveuses avenantes, musique r’n'b (que Noam apprécie beaucoup), barman playboy et patron huileux. Sinon les burgers sont délicieux : viande bio et garnitures au choix (multiples fromages, bacon fumé, champignons portobello, …) le tout accompagné de salade César, de frites de pomme de terre et patates douces et d’oignons grillés. Le tout est arrosé d’un immense milk-shake comme dessert. Ballade digestive dans le quartier des affaires et retour à la maison.




dimanche 05/10/2008 > biblio, lanternes et vieilles connaissances

Petit changement de programme en début de journée : je devais aller à la piscine avec Maïté et Noam mais le dr No est de mauvaise humeur : dents qui poussent, gros rhume et grand désespoir. Dommage mais j’échange cette sortie contre une visite plus en profondeur de la grande bibliothèque. J’explore les collections et achète quelques titres professionnels avant de retrouver Maïté. On essaye d’aller boire un chocolat chaud chez Juliette et Chocolat mais la file kilométrique est décourageante. On échange donc le meilleur chocolat chaud de la ville pour une assiette chez Amir, l’un des omniprésent resto libanais de Montréal. On retrouve Julie et François qui ont organisé un goûter pour leur fils Felix. Je n’y reste que peu de temps car j’ai rendez vous avec Stéphanie et Eric au jardin Botanique pour aller voir le festival de lanternes chinoises. Un événement montréalais annuel qui attire pas mal de monde : le pavillon chinois du jardin est noir de monde venu observer les jolies lanternes créées pour l’occasion. J’en profite également pour aller visiter le pavillon japonais que j,avais deviné lors de ma dernière visite, mais sans neige cette fois-ci…
Retour à la maison ou Alex et Laurence viennent nous rejoindre pour la soirée et un bon repas.




samedi 04/10/2008 > Amtrak, Sophie Calle et un thé

Mercredi, nous partons tous en train vers New-York : 11 heures de train et (d’après leur site) 50 % de chances d’arriver en retard. Les lignes n’appartiennent pas toutes à la compagnie et les trains de marchandises ont priorité sur ceux de voyageurs. En cas de passage d’un train de marchandises, on nous rangera sur une voie de garage le temps qu’ils passent. Déjà, l’achat des billets ne met pas en confiance. A peine arrivé, on nous annonce que l’employée est partie manger et une fois revenue, on a l’impression qu’il lui manque quelques neurones et qu’elle découvre pour la première fois son logiciel de réservation…
Durant son absence, on en profite pour avaler un morceau (sandwich italien au poule grillé), dans un des recoins à Junk Food attenant à la gare.
Début d’après-midi : Eric part en vadrouille et on retrouve Eve, une collègue de Maïté, à la galerie DHC/ART. Magnifique endroit sur plusieurs étages dédié à l’art contemporain. La galerie abrite l’exposition prenez soin de vous de Sophie Calle qui est assez fantastique : elle a demandé à 107 femmes de spécialités diverses de transformer, déstructurer, analyser ou commenter une lettre de rupture qu’a reçue l’artiste. Les analyses et créations sont accompagnées de magnifiques photos des différentes femmes. Une partie séparée de la galerie (vastes espaces et leur moquette confortable) sont réservés aux créations vidéo : murs d’écrans, projections ou alcôves. Une vraie réussite.
On part se balader dans le riche quartier des affaires vers le très cosy et rempli Olive & Gourmando pour un cookies immense et un chocolat chaud à emporter. Direction, la grande bibliothèque (pour laquelle j’ai un certain attachement). Malheureusement, les étages sont déjà fermés (mais j’y retourne demain) par contre le rez de chaussé qui abrite les nouveautés comptoirs de prêt et périodiques est ouvert jusqu’à 22h. Quelques locations plus tard direction Camilla Sinensis, un joli petit salon de thé rempli calme et de bois avec une carte de thés rares et de différents modes d’infusion.
Souper de dégustations végétariennes au Commensal puis retour la maison. On y retrouve Eric et remplis de plus d’énergie que lors de la dernière expédition on est repartis vers le parc Jarry pour une séance de photos nocturnes. Les résultats sont excellents…




vendredi 03/10/2008 > biozombies from chinatown

Rien de tout ça mais au matin , je pars en vadrouille à travers Chinatown avec Eric. Au menu, magasins surchargés d’un bazar douteux et de bonbons et aliments étranges (j’évite quand même les bonbons chinois, actualité oblige).
Un délicieux sandwich vietnamien et retour à la casba pour les aventures de l’après-midi.
John et Maïté utilisent un système de partage de voitures nommé comunauto. On l’utilise pour partir vers la périphérie de Montréal. Destination, un verger bio où l’on cueille des pommes une bonne partie de l’après-midi. A l’achat, ces pommes sont un peu plus chères que dans le commerce mais elles sont vraiment délicieuses et il y a la satisfaction de les avoir cueillies directement sur l’arbre (après quelques acrobaties sur une échelle).
Changement d’atmosphère, John brave les embouteillages pour rejoindre un centre commercial dans la banlieue ouest de Montréal (à Pointe-Claire). On est à la recherche du jeu de société “horreur à Arkham” et c’est le seul endroit de Montréal qui en a encore. Ils l’ont mais l’endroit est assez monstrueux : un centre commercial immense au milieu d’un parking a perte de vue battu par les vents. L’endroit ouvre tard et tous les jeunes et les familles de la région s’y retrouvent pour passer le vendredi soir, manger, trainer et acheter tout et n’importe quoi. Trop de monde et trop de consommation, ça me file un peu un coup de blues. Je comprends mieux un certain film de zombies où les protagonistes sont réfugiés dans un shopping et entourés de morts-vivants, alors que dans la vie réelle c’est un peu l’inverse… Les choses ne s’arrangent pas par la suite : on rentre à la maison et après avoir fini les restes de la veille on est reparti vers le vieux Port pour faire des photos de nuit. C’est sympa mais je suis attaqué par une méchante crève qui me transforme en légume. Une fois rentré, j’enfile toutes mes couches, avale un Tylenol et m’effondre. Heureusement, après une nuit de sommeil, je suis réparé..




jeudi 02/10/2008 St-Hubert et repas entre amis

Visite du quartier St Hubert : un mélange de magasins latinos et de petites boutiques branchées. Grand magasin de photos pour des achats de matériel, magasin de vêtements de designers québécois, fromages et bières locales, etc…
A midi on va manger dans un café : bagel au fromage, salade de pâtes et un bon expresso. Ensuite, délicieuse glace chez Mademoiselle Gabrielle.
Je rentre pour Skyper avec ma chère et tendre, puis préparation du souper avec Maïté : Jean-Pierre, sa femme Lise et leur fils Etienne passent manger.
Eric nous propose une dégustation de bières et fromages locaux, avec Maïté on prépare des aubergines parmegiana et une salade et Lise a apporté un délicieux gâteau aux dates et à la noix de coco. Excellente soirée avec une famille très sympathique…




mercredi 01/10/2008 > loin de la nature

Aujourd’hui, deux occupations : le matin, exploration de la ville souterraine, ce vaste réseau des galeries qui lie les multiples shopping mall, plazas, banques et immeubles de bureaux du centre ville. On peut y marcher des heures sans mettre le nez dehors. On passe d’un style architectural à un autre et le tout donne une impression de film futuriste de ville où le monde extérieur serait devenu inhabitable.
L’après midi nous sommes tous partis dans le zoning des hyper marchés / entrepôts pour faire du shopping de matériel de cuisine et chez Mountain Co-Op, un immense magasin écologique de matériel de sport et montagne. Le chemin pour y arriver traverse usines, entrepôts, bretelles d’autoroutes et autres décharges sauvages et parkings glauques. Autour des magasins, on ne trouve quasi pas de trotoirs : tout est fait pour les voitures. Nous voici en vadrouille au milieu de ces lieux absolument pas prévus pour les piétons…
Au niveau de l’estomac : hamburgers baveux de chez A&W dans les profondeurs de la ville à Midi et haricots, p-d-t gratinées et burgers végétariens au soir.
En fin de soirée nous partons avec John et Eric faire une ballade nocturne dans le parc Jarry et décidons de revenir ultérieurement pour faire des photos de nuit…




mardi 30/09/2008 > vélo, vélo, vélo

Aujourd’hui c’est vélo. Eric est super motivé et connait déjà par cœur toutes les pistes cyclables de Montréal. Après quelques déboires pour trouver un magasin de location de vélos ouvert (et avoir quand même du laisser 1600 $ de caution !) nous voici partis sur les pistes cyclables” Elles sont extrêmement bien organisées : deux voies séparées du reste de la route (la plupart du temps) par de piquets et une forte concentration de cyclistes motivés et vachement plus sportifs que moi !
Pour se faire une idée des pistes disponibles voici une carte en pdf les reprenant.
Nous sommes partis près de Jean-Talon, avons descendu Boyer puis Brébeuf, le parc Lafontaine, Sherbrooke, Berri-Uquam et la bibliothèque ensuite arrivée aux vieux-port. Avenue Pierre Dupuy via habitat 67, passage par le pont de la Concorde et arrivée sur l’île St Hélène et le parc Jean Drapeau qui abritait les équipements des Jeux Olympiques. Petit tour autour de la biosphère et sur tour à vélo sur la piste de F1 Villeneuve. Ensuite Longueil et retour sur Montréal via le pont Jacques Cartier (super impressionnant : un pont dans le style du pont de Brooklyn avec un passage pour les vélos qui surplombe la ville). Là retour perpendiculairement vers la piste de départ (c’est la sortie des bureau et la piste est blindée de monde qui fonce et se dépasse, on se croirait sur le ring). On dépose les vélos et retour à la maison.
Au soir je prépare des pâtes fraiches avec un coulis de tomates fraiches et ail accompagnée de roquette. Pas de sortie ce soir on est sur les rotules…




lundi 29/09/2008 > mise en route

Encore un peu dans le gaz suite au décalage horaire, la journée n’est pas super active : listing des futures activités puis visite au marché Jean-Talon qui a pris ses aises depuis que je suis venu en hiver. Il est ouvert sur l’extérieur et comme à son habitude déborde de fantastiques produits plus délicieux les uns que les autres.
A midi, orge perlé avec courgettes et champignons, épices italiennes, bloc de saumon fumé et fromage Akawi aux herbes de Provence à cuire à la poelle (une texture ressemblant à la mozarella).
L’après midi nous passons dire bonjour aux sympathiques propriétaires de John et Maïté (elle travaille dans un supermarché du coin et il conduit les métros de Montréal) puis poussons jusque leur ancien appart pour un excellent café “chez Georges” et en profitons pour passer dire bonjour à leur ancien propriétaire Jean-Pierre ce cool et hyperactif verrier/facteur/prof/… et à sa femme.
Au soir un festin de sushi expérimentaux et délicieux faits par un thaï du coin qui lorgnent plus vers la version californienne que japonaise : assemblage de fruits, légumes, différents poissons et tempura dans un même maki. Quelques mangas horrifiques de Junji Ito et au dodo. Un Noam déchainé et décalé va encore empêcher tout le monde de dormir :-)




dimanche 28/09/2008 > voyage Bruxelles-Montréal

Me voici partis vers Montréal avec Eric. Son copain Karim nous dépose à Zaventem où j’avale un sandwich trop cher (les huitres et vin blanc ce sera pour une autrefois), petit tour des chocolats en free tax et il est temps de sauter dans l’avion. Vol rapide et personnel charmant (à grand renforts de “lovely, dear” typiquement anglais) mais un bébé hurleur.
L’aéroport de Heathrow est définitivement immense : on met 20 minutes en bus entre le terminal 5 et le 4. Le terminal est un peu miteux avec sa moquette années 80′ élimée et son accumulation de poussière sur les câbles d’enseignes. L’avion est plein comme un oeuf, mais le vol est agréable : ponctué de verres de vin, de lectures, de micro sandwichs, d’une tourte au poisson (très anglaise avec ses petits pois fluos), du dernier Indiana Jones (très mauvais avec ses cascades de synthèse) et In Brugges (très bon).
Arrivée à Trudeau et ses douaniers revêches; on nous fourre de manière industrielle dans un taxi et débarquons chez John, Maïté et Noam (un peu zombifiés par leur départ de Bruxelles à 5h30). Moi aussi je m’écroule rapidement et je n’entends même pas Noam qui, un peu perturbé par le décalage, décide d’essayer tous ses jouets au milieu de la nuit.
Me voici le lendemain, reposé, lavé et bien entouré. On prépare le programme à venir et j’apprends à utiliser un clavier Qwerty…




Montreal + New-York

Les valises sont bouclées, je suis bientôt partis pour trois semaines de vacances à New-York et Montréal. Plus de nouvelles dès que je met la main sur un ordinateur…




villa cyclope

villa cyclope
Villa cyclope est un fantastique site de photographie de rue montréalais. Le nom de l’auteur n’est pas repris sur le site, mais j’ai comme une petite idée… En tout cas, du très bon. (merci John)




Catherine II & Kalmunity

Objectif pour ce mardi 21 février au matin, le musée des Beaux Arts de Montréal.
J’abandonne John qui se débat entre une double Otite et le système médico social canadien. Il est impossible de consulter directement un spécialiste et il faut passer par une clinique qui fait de l’abattage médical aux résultats des plus aléatoires. Imaginez une petite clinique calée au dessus d’un commerce, où l’on s’attend à voir officier le Dr Nick Riviera des Simpsons et dont la responsable prescrit invariablement les mêmes conseils pour toutes les pathologies. Dur, dur.
Mais revenons au musée des Beaux Arts. J’ai été positivement impressionné. Les collections sont très diversifiées et possèdent de très belles pièces. Il y a un peu de tout et de toutes les époques. Cette diversité vient de fait que la majorité des oeuvres ont été achetées pour le musée et ne viennent pas d’un héritage historique du pays. On ne se sent pas oppressés par une accumulation de pièces comme au Louvre ou au British Museum (que j’aime également pour leur fouillis et leurs couloirs labyrinthiques).
Les oeuvres présentées vont des antiquités jusqu’au créations et installations contemporaines.
Il me revient des souvenirs ludiques de ce musée avec une pièce plongée dans le noir don la lumière ne s’allume qu’a l’entrée des visiteurs pour protéger des gravures sensibles à la lumière. Ou un tableau couvert d’un rideau de velours pour la même raison. On ne sait très bien si on va découvrir une oeuvre érotique retiré de la vue du public ou un tableau pieux. Tout cela me rappelait le musée décrit par Serge Brussolo dans Trajets et itinéraires de l’oubli . Le musée contient également une collection de meubles et d’objets design du XXe siècle. Je me suis retrouvé à me passionner pour les fauteuils des frères Eames et la céramique de toutes les époques. Des pistes à creuser…
Le musée comptait également des expositions temporaires. L’une de photographies contemporaines (Charlie White, Serrano, etc.) et surtout une grande exposition autour de Catherine II de Russie avec de nombreuses pièces splendides prêtées par le musée de l’Ermitage. La présentation était excellente, didactique et passionnante. Du très beau boulot de muséologie. Petite note à moi même : trouver les meilleures biographies sur la grande Catherine. Cette expo a ré-enflammé ma fibre historique…
Retour au chalet pour trouver un John gavé d’antibiotiques et déprimé par son otite. On ne tirera plus rien de lui aujourd’hui…
Je termine l’après midi par un double Latte à la cannelle (1000 calories la gorgée) au Starbuck de Mont royal pour accompagner la lecture du fantastique Contagion de Bian Evenson. Une série de nouvelles fantastiques, hallucinées et virales autour de l’écrit. Excessivement recommandé.
J’ai ensuite rejoint Maïté dans un pizzeria nommée Napolitana dans le quartier italien. Mais bien entendu, ma chère soeur arrive toujours en retard et après 20 minutes les serveurs me regardaient avec l’air désolé réservé aux hommes à qui leur copine (leur blonde en parlé local) à posé un lapin…
Mais elle est finalement arrivée, désolée et armée d’une bouteille de vin…
Petit cour de sociologie alcoolique québecquoise : la vente de spiritueux est un monopole d’état et tous les restaurants n’ont pas un licence pour pouvoir offrir du vin à la carte. Résultat : vous venez au restaurant avec votre bouteille ! Des verres sont à disposition et le serveur vous débouche gracieusement la bouteille. C’est étrange mais assez convivial.
Enfin direction le Sablo Kafé sur la rue au nom délicieux de St Zotique, pour un concert du collectif Kalmunity. Au programme, musique nu soul, bonnes vibrations, toutes la faune reggae/funk/soul de Montréal compressée dans un charmant petit café indien, un patron adorable qui nous a abreuvé de jus des fruits frais et d’un Tchaï délicieux et Maïté moi qui tenions notre table (une denrée rare ce soir là) comme un radeau face à la pression populaire… Du très bon, du moins bon (je ne suis pas convaincu par les improvisations en français) et en fin de compte une excellente soirée avec Maïté que je n’avais plus vue depuis trop longtemps…




de retour (une interruption)

Bruxelles lundi 6 mars 1h11 du matin @home

Pas grand chose sur GG depuis plus d’une semaine. Le fait est que j’ai profité à fond de mon séjour et que je n’ai plus vraiment trouvé le temps de mettre en forme mes notes et de les poster sur le site. Cela va se faire dans les jours à venir, dès que je trouverais un moment.
Me voici rattrapé par le temps. Je suis rentré fin de la semaine passé. Un retour un peu pénible avec avion entre Amsterdam et Bruxelles supprimé, bagages perdus puis retrouvés, décalage horaire et autres joyeusetés. Coup de blues de quitter Montréal, Maïté et John mêlé au bonheur de retrouver Judith.
Enfin, retour à la réalité : un mémoire à terminer et deux examens cette semaine. Je m’étais promis, durant mon séjour, de ne pas regarder ical et tout ce qui m’attendait en rentrant. Rien de tragique, mais maintenant il faut assumer, je tape du texte toutes mes journées de libre. Il me reste aussi des dizaines d’e-mails auxquels je dois répondre. Je le fait au fur et à mesure. Donc, à ceux qui m’en ont envoyés et pas encore reçu de réponse, désolé et j’y travaille…




icebergs et sauce tomate

Montréal 23h10 Chalet H-J de retour de la cinémathèque

Bon, je vais quand même terminer le compte rendu du lundi avant de partir en week-end (on va louer un mini van et partir explorer les étendues enneigées loin de Montréal).
La couche de glace qui recouvrait le port et les vents violents qui le balayaient ont découragés la majorité des promeneurs. Nous étions donc quasi seuls sur les pontons bordant le Saint-Laurent. Il reste quelques personnes qui patinaient sur une piste aménagée mais rien de plus. A l’écart de la piste de patinage, tout était calme. A part le vent, le seul son provenait d’un bateau au fond duquel un marin tapais sur la coque. Le son métallique se répercutait dans le port gelé et désert. Le froid mordant avait fait geler l’eau du port et tous les bateaux étaient pris dans les glaces. Cela me rappelait des images d’hivernage de navires d’exploration au Pôle Nord ou des scènes de films catastrophes de villes prises dans les glaces par une nouvelle ère glacière. Au bout des pontons, près de l’horloge dominant le Saint Laurent on avait une vue sur le fleuve qui charriait des vastes plaques de glace (je ne sais pas si on peut les qualifier d’iceberg).
Un des plaisirs de ce type de temps est de pouvoir se réchauffer entre deux sorties. Nous avons été nous réchauffer dans un café de la chaîne Second Cup (cafés ou je passe entre une et deux fois par jour) pour avaler un moccachino brûlant…
Ensuite, retour dans les ruelles du vieux Montréal direction les quartiers industriels qui longent le port et surtout l’ancien centre de silos à grains qui trône au bord du Saint Laurent. Le bâtiment a été remplacé par des silos plus modernes un peu plus loin et n’est plus qu’une coque vide et laissée à l’abandon. L’endroit est immense et très impressionnant. On a réussi à en faire le tour en empruntant l’ancienne voie de chemin de fer qui amenait les grains des navires vers les silos.
Après avoir arpenté les chemins alentours envahis par la neige et la glace, on a bifurqué vers le quartier des anciens bâtiments industriels, aujourd’hui colonisés par les entreprises de graphisme et de jeux vidéo. Un peu plus loin, des allées crasseuses où des bouchers fument une cigarette dans les entrées de service côtoient des bistros chics remplis de businessmen.
Le soir commençait à tomber et le soleil n’éclairait plus que le sommet des buildings. Je m’étais pris l’envie de préparer des pâtes avec une sauce tomates légumes. Une seule destination pour ce genre d’envie : le marché Jean-Tallon.
Légumes en tout genre au marché, tomates pelées et fromage dans un traiteur italien (le marché se trouve dans le quartier italien de Montréal) et un pied de micro acheté dans un magasin de musique pour Maïté qui en avait besoin pour son boulot.
Au soir, une bonne bouteille de vin et orgie de pâtes aux légumes. Discussions et dégustation jusque tard dans la soirée et effondrement dans nos lits respectifs…




Au fonds d’un navire pris par les glaces, un marin tape sur la coque avec un marteau…

Jeudi 23 février Chalet Henri Julien 11H30

Suite des épisodes précédents… Il est vrai que je n’ai plus écris depuis quelques jours, mais j’ai pas mal arpenté la ville de ces derniers temps. Bon, où en étais-je resté ?
Lundi, John m’a accompagné pour une exploration des quartiers les plus connus de la ville. Au programme, pour débuter, les librairies et magasins de jeux de rôle de la rue St Denis. J’en ai profité pour commander un livre québequois sur l’histoire de la littérature jeunesse que m’avais conseillé Josée à Val David. Je vais aller le chercher aujourd’hui.
Ensuite direction le quartier chinois avec une concentration de petites échoppes remplies à ras bord de produits étranges. Entre les spécialités alimentaires ou médicinales (ou les deux) aux noms et propriétés inconnues et des choses indéterminées flottants au fonds de bocaux à verre épais et remplis d’un liquide douteux. Beaucoup moins de danger au niveau des restaurants et snacks où les différents plats sont décrits et expliqués. J’en ai profité pour tester un petit pain chaud fourré et un sandwich thaï au lamelles de porc marinées, légumes et coriandre.
Ce Chinatown se trouvant près du vieux port, nous nous sommes dirigés vers celui ci. Le mélange de bâtiments historiques du début du siècle et de buildings modernes donne, comme dans downtown une impression new-yorkaise. Ajoutez à cela les cheminées fumantes de tous ces bâtiments et la neige et on s’y croirait. Petite parenthèse au sujet de New-York et des Etats au nord de cette ville. François me racontais que les jeunes de ces régions venaient souvent se dévergonder à Montréal, bien mieux fournie en bar à strip-tease et autres lap dance. J’étais assez étonné que même New-York (dont Giulanni puis Bloomberg se sont évertués à éliminer ce types d’endroits) soit touchée par ce phénomène.
Entre cette zone moderne et le port se cache le vieux Montréal. Petites ruelles et anciennes façades de pierre. C’est ici que les américains viennent tourner films et feuilletons lorsqu’ils veulent un décor évoquant l’Europe d’avant le XXe siècle. C’est pour eux le décor le plus proche et ce qui leur semble le plus ressemblant. Dans ce but, toutes les enseignes et panneaux de signalisation sont démontables (il faut bien respecter un minimum la réalité historique dans les films d’époque).
La majorité du reste de l’après midi à été dédié à une vaste exploration du port, pris par les glaces, enneigé et déserté…

Je pars en ville rejoindre Dimitri avec John. La suite quand j’aurais un moment…




raquettes et Drolet

Lundi 20 février 23H15 Montréal du fonds de mon lit (j’écris beaucoup du fonds de mon lit pour l’instant)

Me voilà revenu de nos expéditions dans les Laurentides. Nous avons passé deux jours à Val David, petit village situé à environ une heure de Montréal. L’endroit est magnifique et allie de manière très équilibrée nature et petites maisons de bois. Le village est également connu pour sa population, composée d’artistes, de fans de sport et de nature et de babas (ici on parle de “grano”). On y retrouve de nombreux artistes, galeries d’art et cafés concerts. Plusieurs entreprises bio ou d’herboristeries sont basées dans la région. Pour vous donner une idée de la population locale, on discutais avec Josée une institutrice qui travaille à Val David et qui nous expliquait que la moitié des enfants de sa classe sont végétariens. Cela donne une impression de vie communautaire intéressante et sans trop de prise de tête.
Nous avons débarqué en force, avec Maïté, François et Julie (j’ai fait du trafic de saucisson et de fromage entre la Belgique et le Canada pour cette dernière) et Stéphanie (qui nous a conduit sur les routes gelées). Enfin, nous avons rejoint Cécile qui est arrivé là bas en bus.
Pour dormir, nous avions réservé dans un bed and breakfast accueillant et kitsch que nous avons rapidement renommé la maison du bonheur. Un couple charmant, des couleurs pistache et fraise écrasé, un feu ouvert qui semble brûler 24 heures sur 24, des petits coeurs un peu partout, des nounours et peignoirs confortable dans les chambre et la maîtresse de maison aux fourneaux dès notre arrivé pour préparer le petit déjeuner trois services du lendemain !
Nous sommes ensuite partis découvrir les montagnes de Val David en raquettes.
Quand on me parlais de raquettes, j’en étais resté à l’idée de ces instruments en bois ressemblant aux raquettes de tennis des années 70. Depuis quelques années les raquettes remises au goût du jour à grand renfort de carbone et d’aluminium ultra léger sont revenues à la mode au Canada et tout amoureux de la nature en a une paire dans son coffre de voiture (c’était le cas pour Stéphanie, François, Julie et tous les habitants de la région). Donc, nous autres pauvres touristes avons été louer une paire de Tubbs et sommes partis sur les chemins de randonnée.
La neige était assez étrange : une bonne couche de poudreuse mais couverte d’une croûte gelée, la nature semblait envahie par une gigantesque couche de meringue. La plupart des arbres était recouverts d’une couche de glace et brillaient au soleil. L’effet était assez magnifique. Pour l’occasion j’avais enfilé ma tenue spéciale grand froid composée de multiples couches de vêtement hétéroclites. C’est très loin des tenues techniques en Gore-Tex, mais tout aussi efficace !
Après une bonne ballade, avoir dit au revoir à Stéphanie et Cécile et un goûter à la maison du bonheur composé de thé et de gâteau chaud aux canneberges et bananes, nous sommes allé retrouver Yannick, Josée et son fils Matteo, des amis de Julie et François. Ils habitent Val David et travaillent dans la région. Josée est institutrice et Yannick travaille pour des petites compagnies théâtrales. Programme de la soirée : poisson, salades, légumes au four et gâteau au chocolat et dégustation de bières de microbrasserie locales (détail amusant : dans les supermarchés les frigos sont payés par les grandes marques de bière et le petites bières locales n’ont pas le droit de s’y trouver. A côté des budweiser et autres Folsom on retrouve dans ces frigos de la Leffe et de la Stella Artois…). Tout ça en écoutant les chansons surréalistes des Denis Drolet.
Sympa, accueillants, proche de la nature et remplis de projets culturels ils sont bien à l’image du village. Ils nous ont mis au courant des coutumes (plus ou moins) locales. Par exemple, il n’y a pas assez de policiers pour toute la région et il est tellement rare de voir une voiture de police qu’il faut faire un voeux lorsqu’on en voit une…
Après un retour en voiture assez épique sur les routes gelées au milieu de la nuit vers la maison du bonheur nous nous sommes effondrés dans les lits aux coussins roses bonbon.
Le lendemain matin un petit déjeuner somptueux. Je sais que je parle souvent de bouffe, mais là vous ne pourrez pas y couper !
En entrée (oui, c’est du trois services !) une salade fruits à la crème de bananes et céréales, en plat principal des fleurs en pain toasté remplies d’un oeuf poché d’une tranche de jambon et d’épinards, le tout accompagné d’une petite salade aux tomates, olives et fruits d’une croquette aux herbes et de crudités. A côté de cela, des toast de pain maison à recouvrir avec des confitures de pommes du jardin, de marmelade d’agrumes ou d’autres confitures de fruits rouges. Enfin, le dessert était une pomme cuite au four avec une coeur de sucre, d’abricots confits et d’épices, le tout pris dans une sorte de cage de pâte et accompagnée d’une salade de fruits au coulis de chocolat et copeaux de chocolat blanc. Le tout arrosé de café et jus d’orange frais.
Après des adieux à nos logeurs et des échanges de chocolats, nous avons rejoint Josée, Yannick et Matteo et somme partis dans leur van rafistolé sur les routes verglacées vers le parc de la dent de Castor pour une autre ballade dans la nature.
Ensuite grignotage dans leur appartement Val Davidien et retour vers Montréal en Bus.
François nous vantait l’exactitude des bus québecquois. Bus que nous avons quand même attendu 45 min dans la nuit et le froid ! Conscient de son retard, le chauffeur a roulé comme un dératé sur les petites routes obscures et enneigées. J’avais des visions de bus péruviens écrasés au fonds de ravins de la cordillère des Andes. A moitié endormis, le bus nous a largué près du chalet Henri Julien où nous avons retrouvé un John vaseux et aux tympans détruits par le vol en avion…
Sommeil réparateur et en route vers de nouvelles aventure le lendemain.

(PS les photos compromettantes suivront lorsque l’on trouvera un moment pour les charger depuis l’appareil de Maïté).




librairies et prostituées surgelées

Samedi 18 février 7h20 Montréal au fonds de mon lit

Je profite de reste de décalage horaire pour me lever tôt. Le réveil de Maïté est mis à 7h30 car on va avoir une journée chargée.
Mon passage d’hier par la librairie Indigo a failli être une expérience traumatisante pour mon portefeuille. J’avais envie d’acheter la moitié du magasin. Je dois garder de l’argent jusqu’à la fin du séjour. Mais je crois qu’a la fin de celui-ci, je vais aller épuiser mes derniers dollars là bas ! La librairie combine livres en anglais et en français et il y en a à foison. Des fauteuils et liseuses en tout genre parsème le magasin et partout on trouve des gens affalés et en train de bouquiner. Détail pour bibliothécaire : on retrouve partout des chariots de rangement de livres, chose que je n’ai jamais remarqué dans les librairies de Bruxelles. Je me suis quand même fait un petit plaisir : Fast Forward, le livre de Photo de Lauren Greenfield pour la somme assez imbattable de 6,99 $
J’ai un peu continué de me balader dans les monstrueux shoppings malls reliés entre eux. Mais j’ai vite eu envie de retrouver la lumière du jour.
Je suis donc partis à pieds sans but précis? Je me suis tout d’abord retrouvé du côté du musée des Beaux Arts et de l’université Concordia : mélange d’avenues chic et de coins pour étudiants. Ensuite je suis retourné vers le centre ville et ai descendu l’avenue St Catherine. Au fur et à mesure, les grands magasins de vêtements se transforment en petits magasins de jeux vidéo et DVD puis en fripiers alternatifs et peep shows dont les hauts parleurs diffusent des gémissements de films pornos et dont les rabatteurs un peu refroidis essaient tant bien que mal de vanter les atouts de leurs leur filles. Les bâtiments deviennent décatis et le décor est parsemé de terrains vagues et de prostituées surgelées.
Il faisait bien froid dans la journée avec des rafales de vent allant jusqu’à 60 km/h et une température ressentie de – 27°. Pour donner une image : un magasin Zara avait son enseigne entièrement prise dans les glaces. Heureusement que la ville est remplie de vendeurs de café chaud. Je pouvais y faire des haltes régulières pour m’y réchauffer. Par contre, je suis assez déçu par la présence d’Internet dans les cafés. Jusqu’ici, au mieux le Wi-Fi n’est accessible que pour les détenteur d’un abonnement chez un FAI local et au pire Internet signifie trois vieux PC éteint, couverts de poussière et qui ont du connaître les débuts d’Arpanet.
Au soir je suis partis avec Maïté pour suivre son cour de Taiko. Le verglas avait refroidis pas mal de participants et nous étions une dizaine. Ca a permis au professeurs de donner un cour quasi particulier aux élèves. En fait les professeurs sont les membres d’un groupe de Taiko Arashi Daiko et ils donnent tous cour (sous la direction d’un sensei et de son apprenti) aux autres élèves. La puissance et la rigueur de leur interprétation est assez impressionnante. Leurs mouvements sont entre la musique et le combat au sabre.
A la fin du cours, tout le monde a fait des bonds de joie en voyant le ballotin de pralines que Maïté m’avais demandé de ramener de Belgique. De grands moments de bonheur chocolatés ont suivi.
Bon, je vous laisse. Maïté a terminé de prendre sa douche. Je vais aller me laver et on va préparer un pic-nic pour une excursion vers Val-David. Je vais enfiler quelques couches de vêtements : une ballade en raquettes dans la neige est prévue et même si la météo annonce du soleil et que le ciel est bleu, la température ressentie est quand même de – 29° pour la matinée (-18° à l’abri du vent, mais il n’y aura pas d’abri ! Muwahahah).
Je laisse le portable ici et je donne des nouvelles dimanche soir en rentrant…