• En 1994, un article et interview de Alvin Toffler dans le New Scientist. Il est connu pour son ouvrage de prospective Future Shock qui date de 1970. J’ai découvert Alvin Toffler par le biais de The shockwave rider, un fantastique titre de sf de John Brunner et le tout premier roman que j’ai lu. Vers 8 ans je n’ai pas compris grand chose, mais j’étais fasciné et je l’ai relu de nombreuse fois les années suivantes en comprenant chaque fois un peu plus. Le livre et le roman parlent de la “troisième vague” et du choc entre la population et les nouvelles technologies de l’information. 40 ans plus tard, c’est toujours d’actualité…
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Alex Andreev

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Sur English Russia, une série d’images du fantastique illustrateur russe Alex Andreev.
(via le définitivement excellent Arts and Crafts)




  • Un hangar, des caisses remplies de choses étranges et je n’arrive plus à m’arrêter de les ouvrir…
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  • Le trailer (en HD) pour le très prometteur Moon de Duncan Jones. Un film indie de science-fiction avec une esthétique entre 2001 et Outland.
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  • Guerre post apocalyptique des hommes contre les machines, le tout soupoudré d’un peu de Nine Inch Nails, rien de tel pour le week-end : le dernier trailer de Terminator Salvation…
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science-fiction : futures lectures

Je suis pour le moment dans une crise de lecture de science-fiction. Quelques sources d’idées pour mes prochains achats :

    Pour les classiques, cette page de Wikipedia reprenant les titres ayant gagné conjointement les prix Hugo et Nebula.



  • Un article de Wired sur Neal Stephenson et son prochain roman Anathem qui sort le 9 septembre. Et sur Boing Boing, un extrait du glossaire des termes utilisées dans le monde imaginé par l’auteur. Je n’espère qu’une chose c’est qu’il soit disponible le plus rapidement possible dans les librairies bruxelloises…
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  • Depuis plusieurs années, le magazine Wired publiait chaque mois l’image d’un objet futuriste imaginé par des graphistes et designers. J’avais d’ailleurs déjà posté ici l’une d’elles. Ils viennent d’arrêter cette rubrique et ce post sur Metafilter reprends la liste de ces images disponibles en ligne. Plutôt amusant.
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  • Le fameux éditeur américain de science fiction et fantasy TOR offre jusqu’au 27 juillet 2008 une série d’excellents titres de SF à télécharger gratuitement. C’est une aubaine : les titres sont récents, pour la plupart de très bons auteurs, sans DRM, disponibles sous la forme de fichiers pdf, html ou mobipocket. Ils proposent également une série de fonds d’écran pour les amateurs du genre… Pour rester dans le sujet des ebooks, si vous lisez sur Mac ou iphone, je suis tombé sur Stanza, un nouveau lecteur d’ebook que je m’en vais le tester de ce pas.
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  • Rainbows End, le dernier ouvrage de Vernor Vinge est disponible gratuitement (en anglais) sur Internet. Ce titre sortis en français en 2007 (plus d’infos sur le Cafard Cosmique) a gagné le dernier prix Locus et traite de la société numérique à travers une histoire de science-fiction et d’espionnage. A travers la démarche du livre il est finalement normal que le livre se retrouve sur le net, l’auteur remerciant Google et Wikipedia dans sa dédicace.
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  • Kiosk, une nouvelle récente de l’auteur de sf (et l’un des père du cyberpunk), Bruce Sterling. Un peu de background sur l’auteur sur wikipedia et son blog. (via)
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  • Sur le site du magazine de SF, Locus, une petite interview de Bruce Sterling. Il est avec William Gibson, l’un des fondateurs du mouvement cyberpunk. S’il n’écrit plus trop de romans, il reste très actif au niveau d’Internet et en tant que conférencier…
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Spook Country de William Gibson

Lorsque j’ai découvert William Gibson, ce fut dans l’édition française des sa première trilogie (Neuromancien, Comte zéro et Mona Lisa s’éclate). J’étais très branché cyberpunk et il ne me serait pas venu à l’idée d’aller voir plus loin et de trouver ses ouvrages en anglais. Je ne me suis mis à lire Gibson en VO qu’à partir de sa trilogie du pont et j’ai alors découvert un tout autre univers. La prose de Gibson est absolument incroyable, j’ai même envie de parler de poésie urbaine pour décrire son écriture. L’équivalent le plus proche est la photographie urbaine des films de Michael Mann. Moins que d’actions, ses histoires sont un assemblages de textures et de sensations. Cet aspect est de plus en plus marqué dans son oeuvre. Au fil de ses romans ses histoires se font de plus en plus dépouillées. Si l’histoire reste un thriller, les rebondissements et coups d’éclats se font minimaux et n’affecte pas plus le monde qui entoure les personnages que les rides d’un caillou jeté dans l’eau.
Spook Country s’est même dépouillé de la vision futuriste qui a longtemps été la marque de fabrique de Gibson. Comme Pattern Recognition, l’histoire ne se déroule plus dans le futur, mais dans un passé proche. L’auteur s’en est expliqué par le fait que l’accélération et la transformation de notre quotidien est telle que l’ancrage en un point afin de deviner le futur est devenu impossible. Il préfère maintenant s’intéresser au présent, ce qui finalement revient au même si, comme il a l’air de le dire, notre société arrive au seuil critique de complexité qui précède l’apparition de propriétés émergentes.
Un autre aspect étrange du minimalisme de son récit est qu’il renvoie sans vraiment le dire aux échos des créations précédentes de Gibson. Plus spécifiquement, la vision de l’univers virtuel qu’il a semé dans la culture populaire et qui lui revient, plus de vingt ans plus tard et après milles déformation, sous la forme des créations artistiques géo-localisés décrites dans Spook Country (je vous laisse découvrir tout ça à la lecture du livre).
Finalement la structure du récit est en creux, et son contenu est plus à l’extérieur qu’à l’intérieur de celui-ci.
Je ne sais pas si le roman plaira aux amateurs des premiers ouvrages de l’auteur, mais pour moi il est excellent et se hisse au niveau de Pattern Recognition. Si la voix de William Gibson se fait de moins en moins forte, ses silences sont chaque fois un peu plus puissants.

(update) voici une des nombreuses interview de l’auteur, celle-ci dans Roling stone.




  • Cory Doctorow est l’un des rédacteurs de Boing Boing et quelqu’un que la moitié d’Internet semble adorer détester. A l’origine, il est surtout un auteur de science-fiction et il a récemment écrit une nouvelle nommée Scroogled. Il y imagine ce qui se passerait si Google passait du côté obscur de la collecte d’information. Chose assez rare pour le signaler : la nouvelle a été traduite en français et est disponible ici.
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  • Les nominés des prix Hugo pour 2007 ont été élus et voici les résultats. La novelette The Djinn’s Wife d’Ian McDonald qui a été élue dans cette catégorie est disponible sur le site de la revue Asimov’s. Je ne sais pas quelle est leur politique de mise à disposition de leurs textes et s’il va rester longtemps en ligne. L’histoire se déroule dans l’univers cyberpunk indien de son excellent River of Gods, dont je ne désespère pas d’écrire une critique un de ces jours. Quoique si je désespère quand même un peu…
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  • Un micro clip du toujours excellent Robot Chicken sur un petit souci de compréhension entre la FCC (la commission de régulation et de surveillance des communications et de la télévision aux Etats-Unis) et Battlestar Galactica… Frack !
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  • Une armée d’occupation débarque et tente de cohabiter avec la population. Les envahisseurs engagent des membres de la population pour former une police. Tortures, arrestations arbitraires, et disparitions poussent les insurgés à lancer des attaques suicides contre les occupants. Je ne suis pas en train de parler des informations que l’on reçoit tous les jours dans les journaux mais d’une série de science-fiction. La meilleure depuis un long moment. Je parle bien sûr de Battlestar Galactica. Et cette similitude entre actualité et fiction est analysée dans cet article du Guardian. Entre l’emballage de caisses pour mon déménagement temporaire (j’en reparlerais) je viens de terminer la troisième saison. Elle est un peu plus faible que les deux premières. Cela s’explique par le fait que les producteurs ont un peu trop poussé à la réalisation d’épisodes isolés de l’histoire de base. Mais cela reste excellent et certains épisodes sont d’incroyables réussites. En attendant la quatrième et dernière saison qui débute en novembre aux Etats-Unis, je dissèque les épisodes avec l’indispensable wiki dédié à la série. Il contient une foule d’informations et on sent ici toute la puissance de l’outil collaboratif.
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  • J’ai une semaine de retard mais voici la suite et la fin de l’affaire des Orphelins de Naja. Pour résumer, Denis Guiot directeur de la collection de science-fiction jeunesse “Autres Mondes” chez Mango racheté par Fleurus avait dénoncé en février un cas de censure de la part de la direction éditoriale vis à vis d’un ouvrage dénonçant certaines pratiques pédophiles au sein d’une Eglise du futur sur une planète nouvellement colonisé. Il faut rappeler que Fleurus est une maison d’édition d’origine catholique et que pour Denis Guiot, cette décision venait d’une crainte vis à vis des actionnaires. Tous les détails de l’affaire dans cette discussion sur le forum d’ActuSF.
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