• Oglaf : un comics d’heroic fantasy porno. C’est X, potache, drôle et bien dessiné (dans un style proche de Penny Arcade) (via)
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  • Une transcription d’une discussion entre Paul Krugman (qui travaille pour le NYT) et Charles Stross lors du WorldCon de Montréal (d’après leurs Twitter, pas mal de bibliothécaires montréalais y étaient). A épingler, la citation suivante :
    “As for the intellectual property, I try not to get too worked up about it. There’s a lot of people angsting about piracy and copying of stuff on the Internet, publishers who are very, very worried about the whole idea of ebook piracy. I like to get a little bit of perspective on it by remembering that back before the Internet came along, we had a very special term for the people who buy a single copy of a book and then allow all their friends to read it for free. We called them librarians.”
    (via)
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Hugo 2009 : les résultats et les textes disponibles

Les résultats des Hugo 209 ont été annoncés. Comme souvent, certains textes primés sont disponible en ligne, en voici quelques uns :

Je suis en train de lire la nouvelle de Ted Chiang et elle est excellent, je vous conseille d’ailleurs son recueil la tour de Babylone

(le tout via)




  • En 1994, un article et interview de Alvin Toffler dans le New Scientist. Il est connu pour son ouvrage de prospective Future Shock qui date de 1970. J’ai découvert Alvin Toffler par le biais de The shockwave rider, un fantastique titre de sf de John Brunner et le tout premier roman que j’ai lu. Vers 8 ans je n’ai pas compris grand chose, mais j’étais fasciné et je l’ai relu de nombreuse fois les années suivantes en comprenant chaque fois un peu plus. Le livre et le roman parlent de la “troisième vague” et du choc entre la population et les nouvelles technologies de l’information. 40 ans plus tard, c’est toujours d’actualité…
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Alex Andreev

alex andreev.jpg

Sur English Russia, une série d’images du fantastique illustrateur russe Alex Andreev.
(via le définitivement excellent Arts and Crafts)




  • Un hangar, des caisses remplies de choses étranges et je n’arrive plus à m’arrêter de les ouvrir…
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  • Le trailer (en HD) pour le très prometteur Moon de Duncan Jones. Un film indie de science-fiction avec une esthétique entre 2001 et Outland.
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  • Guerre post apocalyptique des hommes contre les machines, le tout soupoudré d’un peu de Nine Inch Nails, rien de tel pour le week-end : le dernier trailer de Terminator Salvation…
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science-fiction : futures lectures

Je suis pour le moment dans une crise de lecture de science-fiction. Quelques sources d’idées pour mes prochains achats :

    Pour les classiques, cette page de Wikipedia reprenant les titres ayant gagné conjointement les prix Hugo et Nebula.



  • Un article de Wired sur Neal Stephenson et son prochain roman Anathem qui sort le 9 septembre. Et sur Boing Boing, un extrait du glossaire des termes utilisées dans le monde imaginé par l’auteur. Je n’espère qu’une chose c’est qu’il soit disponible le plus rapidement possible dans les librairies bruxelloises…
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  • Depuis plusieurs années, le magazine Wired publiait chaque mois l’image d’un objet futuriste imaginé par des graphistes et designers. J’avais d’ailleurs déjà posté ici l’une d’elles. Ils viennent d’arrêter cette rubrique et ce post sur Metafilter reprends la liste de ces images disponibles en ligne. Plutôt amusant.
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  • Le fameux éditeur américain de science fiction et fantasy TOR offre jusqu’au 27 juillet 2008 une série d’excellents titres de SF à télécharger gratuitement. C’est une aubaine : les titres sont récents, pour la plupart de très bons auteurs, sans DRM, disponibles sous la forme de fichiers pdf, html ou mobipocket. Ils proposent également une série de fonds d’écran pour les amateurs du genre… Pour rester dans le sujet des ebooks, si vous lisez sur Mac ou iphone, je suis tombé sur Stanza, un nouveau lecteur d’ebook que je m’en vais le tester de ce pas.
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  • Rainbows End, le dernier ouvrage de Vernor Vinge est disponible gratuitement (en anglais) sur Internet. Ce titre sortis en français en 2007 (plus d’infos sur le Cafard Cosmique) a gagné le dernier prix Locus et traite de la société numérique à travers une histoire de science-fiction et d’espionnage. A travers la démarche du livre il est finalement normal que le livre se retrouve sur le net, l’auteur remerciant Google et Wikipedia dans sa dédicace.
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  • Kiosk, une nouvelle récente de l’auteur de sf (et l’un des père du cyberpunk), Bruce Sterling. Un peu de background sur l’auteur sur wikipedia et son blog. (via)
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  • Sur le site du magazine de SF, Locus, une petite interview de Bruce Sterling. Il est avec William Gibson, l’un des fondateurs du mouvement cyberpunk. S’il n’écrit plus trop de romans, il reste très actif au niveau d’Internet et en tant que conférencier…
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Spook Country de William Gibson

Lorsque j’ai découvert William Gibson, ce fut dans l’édition française des sa première trilogie (Neuromancien, Comte zéro et Mona Lisa s’éclate). J’étais très branché cyberpunk et il ne me serait pas venu à l’idée d’aller voir plus loin et de trouver ses ouvrages en anglais. Je ne me suis mis à lire Gibson en VO qu’à partir de sa trilogie du pont et j’ai alors découvert un tout autre univers. La prose de Gibson est absolument incroyable, j’ai même envie de parler de poésie urbaine pour décrire son écriture. L’équivalent le plus proche est la photographie urbaine des films de Michael Mann. Moins que d’actions, ses histoires sont un assemblages de textures et de sensations. Cet aspect est de plus en plus marqué dans son oeuvre. Au fil de ses romans ses histoires se font de plus en plus dépouillées. Si l’histoire reste un thriller, les rebondissements et coups d’éclats se font minimaux et n’affecte pas plus le monde qui entoure les personnages que les rides d’un caillou jeté dans l’eau.
Spook Country s’est même dépouillé de la vision futuriste qui a longtemps été la marque de fabrique de Gibson. Comme Pattern Recognition, l’histoire ne se déroule plus dans le futur, mais dans un passé proche. L’auteur s’en est expliqué par le fait que l’accélération et la transformation de notre quotidien est telle que l’ancrage en un point afin de deviner le futur est devenu impossible. Il préfère maintenant s’intéresser au présent, ce qui finalement revient au même si, comme il a l’air de le dire, notre société arrive au seuil critique de complexité qui précède l’apparition de propriétés émergentes.
Un autre aspect étrange du minimalisme de son récit est qu’il renvoie sans vraiment le dire aux échos des créations précédentes de Gibson. Plus spécifiquement, la vision de l’univers virtuel qu’il a semé dans la culture populaire et qui lui revient, plus de vingt ans plus tard et après milles déformation, sous la forme des créations artistiques géo-localisés décrites dans Spook Country (je vous laisse découvrir tout ça à la lecture du livre).
Finalement la structure du récit est en creux, et son contenu est plus à l’extérieur qu’à l’intérieur de celui-ci.
Je ne sais pas si le roman plaira aux amateurs des premiers ouvrages de l’auteur, mais pour moi il est excellent et se hisse au niveau de Pattern Recognition. Si la voix de William Gibson se fait de moins en moins forte, ses silences sont chaque fois un peu plus puissants.

(update) voici une des nombreuses interview de l’auteur, celle-ci dans Roling stone.




  • Cory Doctorow est l’un des rédacteurs de Boing Boing et quelqu’un que la moitié d’Internet semble adorer détester. A l’origine, il est surtout un auteur de science-fiction et il a récemment écrit une nouvelle nommée Scroogled. Il y imagine ce qui se passerait si Google passait du côté obscur de la collecte d’information. Chose assez rare pour le signaler : la nouvelle a été traduite en français et est disponible ici.
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