Université de Cushing : “When I look at books, I see an outdated technology, like scrolls before books”

L’université de Cushing a décidé de vider sa bibliothèque de ses livres pour les remplacer par des postes informatiques et des lecteurs d’ebook. Je vois bien l’idée générale de vouloir passer pour des pionniers et la micro agitation médiatiques qui va faire parler de l’université, mais dans l’ensemble je pense que c’est une mauvaise idée. Les bibliothèques doivent multiplier les accès à l’information, pas les diminuer. Pour tous les détails et les réactions : l’article du Boston Globe, la discussion sur Metafilter et un article sur le dérapage vers le numérique sur CNN.




  • Chez passouline (que je n’apprécie plus vraiment depuis ses attaques post-mortem sur Alain Robbe-Grillet), la colère de Jean-Noël Jeanneney sur l’accord Bnf/Google books. Comme souvent, la matière est dans les commentaires.
  • {0}
  • La nouvelle des techniques d’erradiction de livres par Amazon a fait le tour d’Internet. De mon côté je suis en train de lire un livre dont l’action se déroule durant les autodafés de la guerre d’Espagne. Je crains que la destruction des e-books fera beaucoup moins de fumée mais sentira tout aussi mauvais.
  • {0}
  • En 1994, un article et interview de Alvin Toffler dans le New Scientist. Il est connu pour son ouvrage de prospective Future Shock qui date de 1970. J’ai découvert Alvin Toffler par le biais de The shockwave rider, un fantastique titre de sf de John Brunner et le tout premier roman que j’ai lu. Vers 8 ans je n’ai pas compris grand chose, mais j’étais fasciné et je l’ai relu de nombreuse fois les années suivantes en comprenant chaque fois un peu plus. Le livre et le roman parlent de la “troisième vague” et du choc entre la population et les nouvelles technologies de l’information. 40 ans plus tard, c’est toujours d’actualité…
  • {4}
  • Why you can’t find a library book in your search engine : un article du Guardian qui explique les problèmes qu’ont les moteurs de recherche à indexer le contenu des catalogues de bibliothèque. L’article analyse spécifiquement le problème américain du “vérouillage” légal et technique des notices par Worldcat, le métacatalogue des bibliothèques publiques. (via)
  • {5}
  • Sur librarian in black, le pdf d’une présentation sur la gestion de projets technologiques autour d’Internet (pour ne pas dire 2.0) en bibliothèque. Comment les mettre en place, les planifier et les évaluer. (via)
  • {0}
  • Le système est simple et fait partie des cours de photo qu’il me reste de mes études, mais une bonne série d’images est toujours plus claire. Voici donc le ralenti du déclenchement d’un obturateur d’appareil reflex, ici le D3. (le tout avec avec l’explication de la technique utilisée pour créer le ralenti) (via)
  • {3}
  • Der Bibelschreiber : une variation sur le thème de l’imprimerie. Alors que la Bible de Gutenberg est l’exemple le plus célèbre de la diffusion de l’information par l’imprimerie, ici l’automatisation revient vers le texte manuscrit. Un robot calligraphie la bible de Martin Luther sur un rouleau de papier. C’est la version moderne et conceptuelle des moines du moyen-âge recopiant les textes religieux. Deux vidéos de la machine en action et une galerie sur Flickr. (via)
  • {2}
  • Le futur iphone pourra-t-il booster ce serpent de mer qu’est l’ebook ? Certains pensent que oui. Pour ma part j’attends de trouver un support digital convaincant pour la lecture de livres. Jusqu’ici je n’en ai pas encore trouvé. Par contre j’aime assez la lecture de mangas/comics/bande dessinées au format pdf sur ce genre de support et la navigation tactile de l’iphone pourrait s’avérer parfaite.
  • {9}
  • Je crois que cela ne va pas (encore) révolutionner le marché de la librairie, mais le concept est intéressant. Un ancien directeur éditorial de chez Random House a créé la société On Demand Books. Celle-ci a mis au point l’expresso book machine, qui fait la taille d’une grosse photocopieuse, ne coûte pas trop cher et permet d’imprimer, assembler et relier de 15 à 20 livres à l’heure sur base de fichiers digitaux. Le but est d’installer ces machines chez les libraires et de les destiner aux titres n’étant plus imprimés ou difficiles à trouver. Des accords avec les maisons éditions pour constituer une bibliothèque digitale de ce genre de titres est en train de se mettre en place. Si le système se développe, je fais surtout confiance au public pour trouver des utilisations détournées et originales pour la machine : auto-publication, recueil personnalisé de nouvelles, etc. (via)
  • {0}
  • Les photographies de Simon Norfolk. Le site est en flash, je ne peux donc pas mettre un lien direct vers son portfolio, mais je vous conseille sa série sur les super-ordinateurs The Supercomputers :”I’m sorry Dave, I’m afraid i can’t do that” . (Via)
  • {0}

information aesthetics

info aesthetics
Information aesthetics, un site, que j’adore, entièrement consacré à la représentation visuelle d’informations. Graphes à la limite de l’abstraction, browsers ésotériques et autres expériences hypertextuelles. J’étais tombé sur le site en faisant des recherches sur les applications des thesaurus à diagrammes fléchés (un concept datant des années 60) sur Internet. L’informatique et la recherche de techniques de visualisation de vastes quantités de données à remis à la mode ces concepts de représentation graphique d’informations et de leurs liens sémantiques.




  • En cette ère d’appareils photos de plus en plus perfectionnés, un photographe de presse à décidé de voyager léger. Voici un article sur Alex Majoli, photographe de presse primé de l’agence Magnum. Il utilise des appareils digitaux compacts plutôt destinés au grand public. Comme quoi, pas besoin de matériel dernier cri pour faire de bonnes photos… (merci John)
  • {3}

biblionews

Quelques liens bibliothèconomiques qui m’ont été envoyés par Colin et Dimitri. Merci à tous les deux !

    Quand la pointe des technologies du net permet d’aller chercher les informations catalographiques d’un livre au fond de la base de données d’un catalogue informatisé et vous formate le résultat sous la forme d’une fiche de bibliothèque à l’ancienne. C’est fantastiquement biblio nerdique et j’aime beaucoup…
    Les bibliothèques du Nord de la Belgique sont en train de se faire connaître mondialement pour avoir développé des rencontres de speed dating autour des choix et goûts littéraires des participants. Ici un article sur le sujet dans the Independent et un autre dans un périodique canadien.
    On continue sur le même thème avec cet article du journal québécois La presse qui décrit la BNQ comme un haut lieu de la drague à Montréal. Je vais vérifier sur place la semaine prochaine et je vous dis quoi…



  • Alors que dans ma bibliothèque, nous nous battons toujours avec des fiches papier (d’ici 18 mois cela devrait être terminé), les japonais commencent à laisser tomber les cartes de lecteur. Une bibliothèque japonaise utilise maintenant un scanner analysant les veines de la main pour identifier ses lecteurs. Plus besoin de carte de lecteur. Et quant aux livres ils sont bien entendu équipés d’une puce RFID pour accélérer les procédures de prêt/retour. On en revient au problèmes de protection des informations personnelles des lecteurs, surtout qu’on les combine ici avec des données biométriques. Mais j’avoue que j’aime assez tous ces gadgets biblio technologiques. (merci Eric)
  • {3}